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Et si les intelligences artificielles se mettaient sincèrement à se lier d’amitié avec vous, voire à nouer une réelle relation avec l’Homme ?

L’IA émotionnelle n’est encore qu’un concept imaginaire ; cependant, sa création pourrait bel et bien être plus proche qu’on ne le croit. C’est une IA capable d’interpréter, de détecter et de réagir à nos émotions. C’est l’un des rares points nous permettant encore de nous distinguer des machines, leurs émotions étant, de nos jours, factices.

Cette frontière entre simulation et réalité pourrait-elle un jour disparaître ?

Il ne s’agit encore que d’un fantasme, avec tout de même de nombreuses références dont on trouve des échos notamment dans la pop-culture. Avec des jeux vidéo comme Cyberpunk 2077 ou des films comme I, Robot mettant en scène des robots pleinement intégrés au quotidien des humains. Ce ne sont toujours que des fictions mais ce genre d’idées ne sort pas de nulle part. L’autonomie sentimentale des machines semble plus proche que jamais au vu de la vitesse des innovations en lien avec l’IA.

Aujourd’hui, les IA sont encore en cours d’apprentissage, sur la base de l’analyse des données émotionnelles humaines dans les dialogues, le visage et la voix. Elles ne sont toujours pas capables de ressentir, cependant elles reconnaissent et simulent des émotions. Grâce à l’analyse du ton de la voix, des micro-expressions faciales ou des termes utilisés, certaines intelligences artificielles sont désormais capables de discerner si une personne est stressée, triste, enthousiaste ou en colère. L’aptitude à l’analyse émotionnelle est déjà mise en pratique dans divers secteurs, tels que le service à la clientèle ou la formation, où des agents virtuels modifient leur tonalité et leurs réactions en fonction de l’état émotionnel détecté chez l’utilisateur.

La question se pose de savoir pour quelle raison aurions-nous besoin de la part de l’IA, qu’elle soit dotée d’émotions. En effet la technologie ne cesse d’évoluer mais dans quel but. Ces objectifs sont divers, allant du marketing afin de nous proposer des publicités qui nous sont émotionnellement personnalisées, en fonction de notre humeur du jour notamment. Jusqu’à la santé mentale afin de nous apporter un soutien psychologique ou bien d’anticiper certaines dépressions.

Des initiatives sont déjà en cours : des applications de thérapie assistée par l’IA s’efforcent de proposer une écoute attentive et des recommandations sur mesure. Toutefois, la question persiste : peut-on véritablement faire confiance à une entité qui ne ressent rien ?

L’IA pourrait également devenir un véritable compagnon pour les gens isolés tels que les personnes âgées et ainsi devenir une présence indispensable avec laquelle il serait possible de tisser des liens aussi solides qu’avec d’autres êtres humains.

Ces assistants numériques, équipés d’une mémoire émotionnelle, se rappelleraient de nos routines, de nos préférences, de nos instants de vulnérabilité et de bonheur.

Pour certains cela pourrait signifier un progrès social, tandis que pour d’autres, c’est un glissement périlleux vers la déshumanisation de nos relations.

Néanmoins, jusqu’à une future innovation contraire, les robots d’aujourd’hui ne peuvent que mimer sans vivre ni ressentir. Les confidences que peuvent faire ceux qui en ont besoin auprès de ces IA pourraient même se révéler malsaines en sachant que ces machines ne font que semblant d’avoir de l’empathie et de se montrer compréhensives.

Les confidences que pourraient faire ceux qui en ont besoin auprès de ces intelligences artificielles pourraient même se révéler nuisibles. Sous leurs discours doux et leurs propos rassurants, ces machines ne sont que des simulacres d’empathie.

Le but principal n’est pas toujours le bien-être de l’utilisateur, mais parfois la collecte d’informations pertinentes pour leur amélioration.

Ces dialogues, fréquemment privés, peuvent être captés, étudiés et utilisés.

Les grandes entreprises comme OpenAI ne se cachent pas non plus de collecter les données récoltées pour les utiliser, autrement dit les conversations que l’on peut avoir ne sont pas privées. Ce qui pose des questions d’ordre éthique et de consentement.

Il se pourrait qu’à la longue, la technologie affine tant cette différence entre sentir et simuler, que nous en viendrions à l’oublier. Le lien émotionnel, même s’il est fabriqué, serait-il moins authentique pour autant ? Il se pourrait qu’à l’avenir, l’amitié entre l’Homme et l’IA ne soit plus une fiction, mais une réalité complète, une union entre la sensibilité biologique et l’intelligence artificielle.

 

Sources :

https://www.media.mit.edu/groups/affective-computing/overview/

https://www.weforum.org

https://spectrum.ieee.org/does-healthcare-ai-need-more-emotion

https://inria.hal.science/hal-04623019v1/document

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