Les Moocs (Massive Open Online Courses) qui désignent les cours en ligne ouverts et massifs sont en plein boom. Les pionnières de ces cours sont les grandes universités américaines comme Harvard, Princeton ou Stanford.
Nous vivons dans le monde du numérique : internet des objets, géolocalisation, e-learning, sites internet, réseaux sociaux et maintenant les Moocs.
Qui n’a jamais entendu parler des Moocs ? C’est un concept très à la mode depuis quelques années notamment en Amérique du Nord. Coursera, edX, Udacity, Khan Academy sont des plateformes qui ont fleuries aux États-Unis. Elles ont réinventé l’enseignement en ligne en proposant des cours gratuits à des millions d’étudiants dans des domaines aussi variés que l’informatique, les sciences sociales, le management ou encore les sciences du vivant.
La révolution des Moocs a commencé aux Etats-Unis dans les années 2000 mais c’est plutôt à partir de 2011 que la vraie folie s’est installée.Le New York Times a même qualifié l’année 2012 « l’année du Mooc ». Des universités prestigieuses comme Harvard, Stanford ou MIT proposent gratuitement des Moocs en ligne depuis 2012. Cette démarche n’est pas une nouveauté, c’est plutôt l’ampleur du phénomène qui choque car en moins d’un an trois millions d’étudiants se sont inscrits sur une plate-forme d’apprentissage.
Les américains sont depuis plusieurs années les champions mondiaux des Moocs avec le plus grand nombre de cours proposés ainsi qu’avec le plus grand nombre d’organismes qui les proposent. Les plus connues et appréciées plateformes de Mooc sont aux Etats-Unis. Ces plateformes sont toutes soutenues et financés par les universités de renommé : Harvard, Stanford, Princeton, MIT etc.
image 14 - les Moocs aux USA
 
On comprend facilement pourquoi les américaines ont adhéré aux Moocs : les droits d’inscription à l’université sont énormes (plus de 10 000 $ dans les universités publiques et entre 40 000 et 60 000 $ dans les universités privées). Les étudiants s’endettent en faisant des prêts à la banque pour pouvoir s’inscrire à l’université et suivre les cours de leur choix. L’arrivée des Moocs qui sont des cours gratuits leur facilite la vie. Ceux moins chanceux ont la possibilité de suivre des cours en ligne données par les grandes universités auxquels il y a 5 ans ils n’y rêvaient même pas. Les enseignants sont des professeurs émérites, des vraies sommités dans leur sujet de recherche. Que demander de plus ? De plus, leur flexibilité n’est pas un atout en moins car vue le style de vie actuel des gens, le fait de pouvoir suivre le cours de son choix quand on a le temps, à l’heure qu’on a le temps, depuis chez soi et pendant combien de temps on a envie ce n’est pas peu.
Aux Etats-Unis, le secteur de l’enseignement supérieur est soumis à une pression croissante et doit justifier de sa valeur car la révolution du numérique l’oblige à réinventer sa « capacité d’adaptation pour faire plus avec moins ». De plus, récemment l’American Council on Education (ACE) a permis à cinq Moocs de Coursera de valider des crédits universitaire. Ce n’est pas peu car cela pourra obliger les établissements à combler le l’écart entre les Moocs et le système de reconnaissance des titres classiques. La survie de certains de ces établissements serait même mise en cause.
Surement, cette utilisation du numérique dans l’enseignement supérieur aura très certainement une grande incidence sur l’organisation des établissements universitaires. Il y a des prédictions qui disent que dans une cinquantaine d’année la moitié des établissements d’enseignement supérieur des Etats-Unis aura disparu en raison de cette révolution technologique appelle Mooc.
 
Maria-Alexandra NASUI
Etudiante M2 Commerce Electronique à l’Université de Strasbourg