You are currently viewing L’Encadrement Juridique des Influenceurs en Chine
Image générée par ChatGPT

Nous entrons dans une ère où l’attention est devenue la ressource la plus précieuse. Le simple fait de cliquer sur une vidéo ne suffit plus : il faut désormais que le spectateur reste. Qu’il soit captivé, immergé, scotché à l’écran. Pourquoi ? Pour lui faire visionner un maximum de publicités. Aujourd’hui, pour me mettre à l’aise pour l’écriture de cet article j’ai voulu mettre de la musique sur YouTube, Grave erreur !! Je me suis pris deux pubs que je ne pouvais pas passer.

Notre génération est bien instruite sur la valeur de l’attention et nous comprenons bien qu’on est le produit et nous voulons tous notre part du gâteau. Les chiffres miroite cette idée:

If I had the opportunity to be an influencer, I would become one.” Ont déclaré 57%  des genz dans une étude par morning consult
Being an influencer is a reputable career choice.” Ont déclaré 53%

Etre influenceur, c’est devenu une vraie carrière, presque un rêve professionnel. Mais qu’est-ce qu’un influenceur, au fond ?

Selon L’ARPP dans LA Lettre D’Information De L’Autodiscipline Publicitaire N14

 » Un influenceur (ou blogueur, vlogueur…) est un individu exprimant un point de vue ou donnant des conseils (par écrit, audio et/ou visuel) dans un domaine spécifique et selon un style ou un traitement qui lui sont propres et que son audience identifie « 

Et pour une définition plus légale l’article 1 de la n° 2023-451 du 9 juin 2023 visant à encadrer l’influence commerciale et à lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux les définies comme :

« Les personnes physiques ou morales qui, à titre onéreux, mobilisent leur notoriété auprès de leur audience pour communiquer au public, par voie électronique, des contenus visant à faire la promotion, directement ou indirectement, de biens, de services ou d’une cause quelconque exercent l’activité d’influence commerciale par voie électronique. »

Le poids des influenceurs ne cesse d’augmenter. Ils pèsent et leurs opinions comptent de plus en plus en effet 59% de la Gen Z affirment que leur style personnel a été influencé par des contenus vus en ligne. Une autre tendance qui a été observé est que la confiance envers les influenceurs ne cesse de croître : de 51 % en 2019 à 61 % en 2023 chez les Gen Z et les Millennials. Et niveau marketing pour cette tranche d’âge est imbattable environ 61 % reconnaissent que YouTube leur a permis de découvrir des marques ou produits inconnus. Et ces statistiques comptabilisent que l’avis des utilisateurs de YouTube elles ne prennent pas en considération ni les géants de META ni de son compétiteur chinois, Tiktok ces chiffres pourraient être beaucoup plus élevés.

La Chine avait compris l’enjeu des influenceurs et son importance sur le partage d’information. Et grâce à La Cyberspace Administration of China (CAC) , Le 25 octobre 2025, une nouvelle directive est entrée en vigueur en Chine. Maintenant publier du contenu sur les réseaux sociaux n’est plus un simple clic sur “mettre en ligne”. Désormais, les influenceurs doivent veiller au respect de  la transparence totale. Chaque fois qu’ils postent une vidéo, un article ou une image, ils sont obligés de signaler clairement si le contenu contient du matériel généré par l’intelligence artificielle ou s’il s’appuie sur des sources extérieures. En gros, fini les vidéos pseudo-scientifiques “selon des études” sans jamais citer lesquelles. S’ils utilisent une IA, ils doivent le dire. S’ils citent une étude, ils doivent la rendre accessible. Les objectifs sont claires :

  • Lutter contre la désinformation.
  • Assurer la compétence des influenceurs.
  • Information fiable dans les domaines sensibles (droit, médicine, finance, éducation).
  • Interdire la publicité pour les services et produits médicaux  (les compléments et les aliments dits « santé »).  

L’influence et la responsabilité

Cette démarche n’est pas absurde. Même en France, de nombreux influenceurs s’expriment sur des sujets sans être experts, ou usurpent des titres qui inspirent confiance.
Prenons un exemple : le mot “Docteur”. Pour un spectateur, ce titre évoque des années d’études, de travail acharné, de rigueur scientifique. C’est un symbole de crédibilité on se dit, « Cette personne sait de quoi elle parle. »

Aux États-Unis, Mike Israetel un célèbre  influenceur fitness a récemment été pris dans une polémique après qu’un autre créateur, Solomon Nelson, a critiqué la valeur académique de son  doctorat (PhD). Imaginez la réaction du public s’il s’était avéré qu’il n’avait même pas de doctorat, mais l’affichait quand mêmeWink Wink.

Un autre exemple est celui de la phase du covid-19 où le monde entier a connu un afflux de fausses informations. Tout le monde est devenu expert. Les théories du complot étaient aussi contagieuses que le virus lui même . Certains disait que c’était le gouvernement qui voulait nous contrôler avec des micropuces. D’autre disait que c’était les reptiliens. Au milieu nous étions là incapable de discerner le vrai du faux. historiquement l’humanité avait un accès limité à l’information. Mais la dernière décennie on a progressivement assisté au contraire. on est noyé dans un Tsunami d’information. Que cela soit du contenu court durée ( styles tiktoks reels ou short de youtube) ou des vidéos SA de plusieurs heurs sur un épisode d’une série qui elle même ne fait pas 25 minutes .

Une logique de contrôle

En Chine, cette logique de responsabilisation et de contrôle de la parole s’inscrit dans un système plus large : celui de la propagande étatique et de la sécurité idéologique. Le SCIO, malgré son nom “officiel”, n’est pas une véritable agence gouvernementale indépendante.
Il s’agit en réalité du nom d’État utilisé par le bureau de propagande du Parti pour communiquer à l’étranger. Le Parti communiste chinois (PCC) et l’État chinois sont, en théorie, deux entités distinctes  mais dans la pratique, étroitement imbriquées.
Pour des raisons d’image et de communication internationale, le Parti préfère souvent s’exprimer sous le nom du “gouvernement”, afin d’apparaître plus institutionnel et moins idéologique. Cette approche s’enracine dans la tradition idéologique du pays du Marxisme-léninisme, pensée de Deng Xiaoping, Théorie des Trois Représentations — autant de fondements qui façonnent la politique chinoise contemporaine et son contrôle du discours public. Qui pose ici le fondement du risque d’une politique qui peut être utiliser pour censurer les créateurs et les leaders de pensés

L’influence ce n’est plus juste poster une story ou faire un placement de produit. C’est un vrai pouvoir, un outil de persuasion massive. Et quand ce pouvoir commence à déranger, certains veulent le contrôler. La liberté d’expression devient alors… sous surveillance.

Source :

https://storage.googleapis.com/gweb-uniblog-publish-prod/documents/YouTube_Culture__Trends_Report_2023.pdf

https://sinopsis.cz/en/scio

https://managers.tn/2025/10/27/en-chine-les-influenceurs-devront-prouver-leurs-competences-details

https://digichina.stanford.edu/work/behind-the-facade-of-chinas-cyber-super-regulator

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