You are currently viewing The shutting down of Stadia and the future of online video games

Stadia, an online game service by Google, will be shut down on the 18th of January 2023. This is similar to the shutdowns of other online video game servers from multiple editors. Consequently, this brings forth questions about the ownership right of the players on the online content.

I. The Stadia service by google

Stadia is a system developed by google providing online access to games without owning a compatible console or PC. The games are stored on Google’s servers and are accessible through this service. This system promised to be accessible to everyone independently of the device used. It was notably nicknamed the Netflix of video games[1]. Stadia was an important service having imported many well-known video game licenses such as Red Dead Redemption 2. A gaming studio was also created by Google at the launch of Stadia: Stadia Games and Entertainment. This studio had well-known developers and persons in the industry, but it had to close in February 2021.

At the end of September, through a press statement on its website, Google announced the end of Stadia[2]. Nonetheless, it stays accessible until the 18th of January 2023. Google, however, was innovative with the end of its service, as the company promised many things. Firstly, it will reimburse purchases made on Stadia Store, such as the purchase of game controllers, games, and DLCs[3]. It will also be possible to transfer the data backups of certain games to other platforms. This is actually being set up by various editors such as Ubisoft.

II. An astonishing compensation for the shutdown of the service

This almost total reimbursement is astonishing in the context of the video game industry. The shutdown of the Stadia service is similar to the shutdown of a game server but on a larger scale. It is a common practice that editors close the multiplayer servers of games, depriving the players of an integral part of their games, without any compensation to the players. For example, Ubisoft had to shut down 91 servers over the years since 2013. An explanation was given by Ubisoft. They highlighted the need to give the resources to other games, which are more popular, or to newer games[4]. This practice of shutting down servers is commonplace in this industry, Nintendo had to do the same recently. EA had to do it too and is progressively closing the servers of twelve games[5]. The games indeed stay playable in their offline versions, but the possibility to play online with others is often a major part of the games. The players can only watch as an often very important part of their games just disappears. This shutdown of the servers is in that way alike to the removal of the game by the editor without any compensation for the player. Google seems to be really invested as they propose a total reimbursement.

This also leads to the question of the ownership rights of the players on the games that they bought online and about the accessibility of the content. Their ownership rights should be balanced by the rights of the editors. Online content is seemingly treated differently from a game that was physically brought and that doesn’t need an online connection. This discrepancy in the treatment and the law is an important fact.

 

 

Article en français:

La fermeture de Stadia et le futur des serveurs de jeux vidéo

Stadia, un service de jeux en ligne proposé par Google, ferme ses portes le 18 janvier 2023. Ceci est comparable à l’arrêt des serveurs multijoueur de jeux de plusieurs éditeurs et amène à se questionner sur le droit de propriété des joueurs sur le contenu en ligne.

I. Le service Stadia de Google

Stadia est un système développer par google permettant de jouer à des jeux en ligne sans posséder de consoles ou PC adapté. Les jeux étaient stockés dans des serveurs de chez google et l’accès était fait à travers le service. Le service promettait d’être accessible à tous. Il était d’ailleurs surnommé le Netflix du jeu vidéo[1]. Stadia était un service ayant importé plusieurs jeux de licences connues, tel que Red Dead Redemption 2. Un studio de développement de jeux avait aussi été créé par Google au lancement de Stadia, Stadia Games and Entertainment avec des développeurs et autres personnes très connues du milieu. Mais ce studio a fermé ses portes en février 2021.

Fin septembre, à travers un communiqué publié sur son blog, Google a annoncé la fin du service Stadia[2]. Il sera encore accessible jusqu’au 18 janvier 2023. Google a néanmoins innové par rapport à cette fin de service, car l’entreprise s’est engagée sur plusieurs point. Elle va rembourser tous les achats de matériels Stadia faits à travers le google store. Elle remboursera également tous les contenus achetés sur le Stadia Store, c’est-à-dire les jeux, les extensions et DLC[3]. Il sera aussi possible de transférer les données de sauvegardes de certains jeux vers d’autres plateformes. Ceci est en train d’être mis en place par les développeurs et éditeurs des jeux, tels que Ubisoft. 

II. Une contrepartie étonnante à l’arrêt des services

Ce remboursement quasi total est assez étonnant. Il est courant que des éditeurs ferment des serveurs multijoueur privant de ce fait des joueurs d’une partie intégrale de leurs jeux sans contrepartie. Par exemple, Ubisoft dû fermer les serveurs de 91 jeux au fur et à mesure des années depuis 2013 en donnant comme raison la répartition des ressources à des nouveaux jeux ou des jeux plus populaires[4]. Cette pratique de fermeture de serveurs est très répandue dans ce domaine, Nintendo a dû le faire récemment, tout comme EA qui est en train de fermer progressivement les serveurs de 12 jeux[5]. Certes les jeux restent jouables en version hors ligne, mais la possibilité de jouer en ligne en multi-joueur est souvent un attrait majeur des jeux. Les joueurs ne peuvent qu’assister à la disparition d’une partie souvent très importante de leurs jeux. Cet arrêt des serveurs peut ainsi s’apparenter à un retrait du jeu par l’éditeur pour le joueur sans compensation. Google sort donc du lot en proposant un remboursement.

Ce contexte invite aussi à se poser la question du droit de propriété des joueurs sur les jeux qu’ils ont acheté en ligne et sur le contenu accessible. En effet, ce droit de propriété doit être balancé par les droits des éditeurs. Un contenu acheté en ligne et utilisable en ligne est semble-t-il soumis à un régime différent de celui d’un jeu vidéo acheté physiquement et ne nécessitant pas une connexion pour jouer.  

[1] https://actu.fr/loisirs-culture/stadia-le-netflix-du-jeu-video-de-google-va-bientot-s-arreter-definitivement_54788884.html

[2] https://blog.google/products/stadia/message-on-stadia-streaming-strategy/

[3] https://blog.stadiafr.com/actualite/fermeture-de-stadia-acces-remboursements-tout-ce-quil-faut-savoir-faq/

[4] https://www.ubisoft.com/fr-fr/help/article/multiplayer-and-online-services-availability-in-ubisoft-games/000064576

[5] https://www.generation-nt.com/actualites/ea-coupe-serveurs-12-grands-jeux-video-2006275

A propos de Sarah Nied

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