Si le numérique a pris un rôle central dans les sociétés et dans l’économie, alors il devient responsable de l’état de ces dernières, le numérique peut se mettre au service d’une société plus solidaire, plus juste, mais comment ?

 

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La culture numérique est en émergence et les NTIC se présentent comme un passage pratiquement obligé pour accomplir de plus en plus de tâches de la vie quotidienne. De ce fait, avoir un regard sociologique pour objet d’analyse des usages sociaux des Technologies Numériques d’Information et de Communication (TNIC) est très intéressant, comme le numérique a rapidement participé à la transformation des sociétés.
Le secteur du numérique représente un levier important de la compétitivité, mais les métiers du numérique ne peuvent pas se passer de l’apport de la moitié de la population active, à savoir les femmes.
Certes dans l’usage quotidien du web, le genre  féminin a surpassé le genre masculin dans les dernières années les marques s’adaptent aux nouvelles normes de la consommation féminine, par contre, jusqu’à aujourd’hui, il existe des stéréotypes sexistes dans les manuels scolaires qui mettent généralement en avant des scientifiques de sexe masculin, et ne présentent des femmes de célébrités comme Marie Curie qu’accompagnées de leurs maris.
Ensuite parce que les diplômées en STEM « Science, Technology, Engineering, and Mathematics » des pays émergents se heurtent à un marché du travail, où, à compétences égales, elles sont beaucoup moins recrutées que les hommes pour des raisons d’ordre sociologique et culturel.
Même si les filles sont en général plus studieuses et ont de meilleures moyennes en France ou ailleurs, quand on se penche sur les plus hauts résultats en mathématiques, ou en informatique la majorité est détenue par des garçons et aujourd’hui, il y a seulement 27% de femmes dans le secteur du numérique, contre 48% pour le reste de l’économie.
Le changement est une réalité pour toutes organisations qui doivent s’adapter à un environnement en mutation, la mixité développe leurs capacités réelles de changement , la mixité est un vecteur de performance commerciale et sociale; les équipes mixtes améliorent la satisfaction clients et participent à une meilleure ambiance de travail … et à plus d’efficacité. Les femmes devraient être plus impliquées dans la conception, l’installation, la maintenance et la commercialisation des technologies utilisées. Comme disait les Grandes Ecoles au Féminin : « La mixité n’est pas une confrontation hommes femmes mais un défi commun pour participer à la réussite des organisations ».
Certes les hommes sont plus épanouis que les femmes dans le secteur scientifique et technique, notamment en ce qui concerne les conditions de travail, la gestion de carrière et l’équilibre vie privée/vie professionnelle. Mais il est  grand temps de lutter contre les stéréotypes et de motiver les jeunes filles et les femmes pour les convaincre du formidable potentiel que représente le numérique.
Malgré le travail des acteurs et actrices de l’innovation qui ont proposé des actions concrètes, applicables dès cette année 2016, pour renforcer la place des femmes dans les sciences et technologies dans le monde, le changement doit être impulsé, prenant appui sur un engagement clair des acteurs de la société civile, complété d’une politique volontariste d’intégration des femmes dans les équipes en charge de l’innovation.
Mais comment faire ?
Il faut en premier temps, défendre l’intérêt de la mixité femmes / hommes dans l’innovation et  communiquer sur leurs succès. Et en agissant dans les entreprises, par l’affichage d’un engagement clair en faveur de l’égalité femmes/hommes par la mise en place d’indicateurs clés dans les rapports annuels.
L’orientation et l’éducation ont un poids notamment central pour féminiser le secteur des TNIC, promouvoir l’attractivité des métiers scientifiques et techniques auprès des jeunes filles dès le plus jeune âge, non seulement pour leur en donner le goût, mais aussi pour les soutenir et leur donner confiance en leurs compétences.
Le “code” ne contrôle pas le monde mais il contrôle les machines qui contrôlent le monde. En apprenant “à coder” aux femmes, on leur donne les clés pour s’ouvrir de nombreuses opportunités professionnelles.
 
 
 
Sources:

  • www.femmesdunumerique.com
  • www.atelier.net


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FEDILA Akila, étudiante en Master 2 Gestion et Droit de l’économie numérique parcours Commerce Electronique à l’Université de Strasbourg

A propos de Akila Fedila