You are currently viewing Redessiner le marché du travail par le biais de l’automatisation
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Dans notre époque actuelle, l’automatisation qui découle du numérique et de l’intelligence artificielle, transforme substantiellement le marché du travail. Les métiers ont évolué, certains ont disparu, d’autres ont changé ou se sont même créés. C’est l’effet de la robotisation de plusieurs secteurs et de l’apparition des algorithmes intelligents.​

Pour commencer, le marché du travail n’est pas homogène face à l’automatisation car en effet, les secteurs de l’industrie et les emplois les plus routiniers sont davantage exposés à l’inverse des métiers demandant des compétences humaines uniques, qui résistent mieux.

Les coûts de la main-d’œuvre influencent de manière importante le rythme de l’automatisation, notamment dans les secteurs où la masse salariale est importante.​ C’est le cas des usines ou des grands supermarchés avec l’apparition progressive des caisses automatiques. En Chine par exemple, on retrouve désormais de nombreuses supérettes ouvertes 24 heures sur 24 en raison de l’absence d’employés, l’automatisation a intégralement remplacé l’humain. La charge salariale peut être fortement diminuée, une aubaine pour les chefs d’entreprise.

L’autre point positif étant que la productivité s’en trouve fortement améliorée, le processus d’automatisation diminue les risques d’erreurs. Elle permet également aux collaborateurs de se délester des missions répétitives pour se consacrer à des activités à plus forte valeur ajoutée ou des missions plus stratégiques et créatives. Cela, tout en délivrant des performances rapides et de qualité.

Néanmoins, si de nouvelles professions apparaissent, l’automatisation contraint certains actifs à une reconversion nécessaire. Des disparités sociales et professionnelles pourraient s’accentuer au sein de certaines populations, surtout les plus modestes. La cohabitation entre l’humain et la machine soulève des questions organisationnelles quant à l’intégration des robots ou de l’intelligence artificielle, tout en préservant l’emploi des travailleurs.

Pour citer quelques exemples d’entreprises ayant massivement recours à l’automatisation. Nous pouvons en premier lieu évoquer « CureSkin » qui est une application d’IA effectuant des diagnostics dermatologiques par analyse photographique, limitant ainsi le recours aux consultations médicales.

Mais c’est également le cas d’Amazon avec les sommes colossales investies dans la robotique et les technologies d’automatisation pour la logistique de ses entrepôts. 700 millions d’euros alloués à ce développement et uniquement en Europe, entraînant par ailleurs des licenciements par milliers. Cela témoigne d’une réelle volonté de sauter le pas dans une ère où la main-d’œuvre humaine passe au second plan et n’est plus prioritaire face à la concurrence numérique.

La majeure partie des secteurs que nous connaissons sont concernés, par exemple, les ressources humaines sont touchées par l’automatisation des processus de recrutement, de traitement des factures et des demandes clients, assurant rapidité et fiabilité.

Pour l’industrie manufacturière, désormais les chaînes de production sont robotisées pour prendre en charge les opérations périlleuses ou monotones.

Même les services client qui sont aujourd’hui en grande partie gérés par des systèmes de chatbots et de gestion automatisée des requêtes afin d’alléger la charge des conseillers.

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui est celle de l’automatisation. Cette dernière engendre naturellement une nouvelle organisation qui ne doit pas être perçue comme un simple remplacement, mais comme une réelle opportunité de collaboration.

Nous assistons au développement de la cobotique (coopération entre l’homme et le robot) qui exige une adaptation accélérée des compétences. Les métiers futurs reposeront sur des aptitudes dites « non codifiables » c’est le cas de l’innovation, du management relationnel ou la résolution de situations complexes. Ce seront les compétences qui nous sont propres et que l’IA ne peut pas ou aura du mal à imiter, du moins pour le moment.

La transformation du marché du travail par l’automatisation nécessite de remanier les politiques de formation et le développement des compétences. L’avenir reposera sur un équilibre entre progrès technologique et reconnaissance des capacités humaines. Car oui il ne doit en aucun cas s’agir d’un remplacement de l’Homme par la machine, mais bien de travailler en harmonie avec elle pour maximiser notre efficacité.

Sources :

https://www.sciencespo.fr/women-in-business/fr/actualites/article-artificial-intelligence-and-the-labor-market/

https://etopia.be/blog/2017/05/25/automatisation-de-lemploi-perspectives-et-strategies/

https://www.heflo.com/fr/blog/qu-est-qui-automatise-les-processus-metier

https://www.michaelpage.ch/fr/études-et-recherches/études/fw-travail-de-demain/impact-robots-travail

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