Les défis environnementaux
Les centrales nucléaires, bien qu’elles produisent très peu de gaz à effet de serre, polluent d’une autre manière.
En effet, ces dernières produisent des déchets radioactifs qui nécessitent un confinement rigoureux pour éviter toute contamination de l’environnement. Aujourd’hui, ces déchets sont très peu nombreux grâce aux méthodes de recyclage traversant le technocentre de Fessenheim, qui recycle les déchets faiblement radioactifs dans des matériaux de production. La solution la plus sûre actuellement est le projet Cigéo, qui fait du stockage géologique des déchets, de haute activité. De plus, ces déchets, comme le pensent la plupart des gens, ne pourront pas être réutilisés directement dans la fusion nucléaire qui, quant à elle, demande des réactifs qui ne sont pas hautement radioactifs.
Une centrale nucléaire repose sur un processus de refroidissement permis grâce à l’eau. Elles sont généralement construites en bord de mer ou de rivières pour pomper de l’eau et permettre le refroidissement du réacteur sans pour autant contaminer l’eau grâce à un système totalement indépendant. Ce système entraîne le rejet d’une très grande chaleur qui peut affecter, si el11le n’est pas bien gérée, l’environnement et donc les écosystèmes aquatiques. Pour prendre le cas de la France, la gestion de celle-ci n’est pas optimale. En effet, la chaleur pourrait être utilisée pour chauffer des logements ou permettre des applications industrielles afin d’obtenir un rendement de près de 90 %. Néanmoins, les centrales nucléaires françaises ont été construites très loin des centres urbains pour des questions évidentes de sécurité, empêchant l’utilisation de la chaleur résiduelle dans les foyers. Cette décision condamne donc ces dernières à réchauffer les rivières sur lesquelles elles ont été construites.

De plus, un des impacts les plus visibles pour la filière du nucléaire, ce sont les émissions, mais le plus pertinent est de regarder les émissions totales du minage à l’utilisation en site de production nucléaire. En conséquence, les GES pour une production nucléaire varient entre 4 et 110 grammes équivalent CO2 par kilowattheure sur l’ensemble de sa vie, alors qu’un panneau solaire lui produira entre 39 et 89g CO2eq/kWh selon les matériaux du procédé de fabrication.
En conséquence, une gestion efficace des ressources d’Uranium permettrait en définitive d’être plus écologique que certaines énergies renouvelables d’un point de vue strictement du CO2 émis.
Les enjeux de l’intelligence artificielle dans le nucléaire
L’intégration de l’intelligence artificielle dans un domaine aussi sensible que la fusion nucléaire crée un grand débat entre ses partisans et ses détracteurs. Mais cet enjeu est très important. En effet, à notre époque qui voit émerger des questions sur la gestion énergétique et la modération des individus, l’intégration de l’IA pourrait être un atout majeur. Actuellement c’est environ 10% de l’électricité qui est perdue à cause de l’effet Joule qui est la manifestation thermique de la résistance électrique. Cet effet vient nous dire en clair que plus le lieu de consommation est proche du centre de production, moins il y a de perte sur le réseau électrique.
De ce fait, l’implémentation de l’IA prévoyant tous les besoins en fonction de la température, de l’heure ou d’autres facteurs pourrait permettre de prévoir plus précisément l’énergie nécessaire pour chaque centre de production énergétique évitant le transport lointain et donc la perte d’énergie.
Dans le contexte actuel qui voit l’Allemagne et l’Autriche hostiles à la production électrique nucléaire, l’IA pourrait bien faire la différence. Alors que 60% des Allemands sont favorables à l’abandon pur et simple du nucléaire à la suite de l’incident nucléaire de Fukushima, l’IA vient promettre une amélioration de la sûreté des centrales avec un objectif zéro incident prévoyant tous les scénarios possibles minimisant ainsi l’erreur humaine qui a déjà provoqué un incident nucléaire.
Dernièrement, ce qui peut être jugé comme problématique avec le nucléaire, c’est son coût prohibitif même si on peut voir en l’IA une solution qui rend l’accès à cette l’énergie moins cher et plus rapide.
Sources :
https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg3/
Juriste en droit de l’économie numérique, spécialisé en droit de l’Union européenne et en fiscalité des entreprises. J’ai des compétences en gestion de personnel, planification stratégique, gestion des ressources humaines et optimisation des processus logistiques. Grâce à mon expertise polyvalente, je navigue efficacement dans des environnements complexes pour fournir des solutions juridiques et opérationnelles adaptées aux besoins des organisations modernes.
