You are currently viewing Cyberattaques et chaos numérique : Vos données financières et juridiques en première ligne

Une menace qui s’accélère

Avec l’essor du numérique, la manipulation de données sensibles est devenue le lot quotidien des professionnels (banquiers, mandataires, notaires, avocats, agents de services publics). Dossiers financiers, affaires juridiques confidentielles… un terreau fertile pour les cybercriminels ! Au constat des faits, ces attaques s’intensifient dans des proportions inquiétantes, mettant en péril la situation des professionnels, mais aussi des particuliers, dont les données sont stockées dans ces systèmes.

Des attaques multiformes

      • Le phishing, technique favorite des escrocs

Les courriels frauduleux ciblant notaires et avocats sont légion. Les hackers s’introduisent dans la messagerie d’un office notarial, modifient discrètement les coordonnées bancaires d’une vente immobilière, et détournent ainsi des paiements importants. Ces faux messages, éminemment ressemblants, amènent les victimes à communiquer leurs identifiants de connexion, sous prétexte de récupérer un dossier de succession ou un document juridique.

      • Les ransomwares, menace qui paralyse tout

Ces attaques peuvent tout à fait immobiliser le fonctionnement d’un cabinet ou d’un service. Au printemps 2024, plusieurs cabinets d’avocats et hôpitaux en France ont vu l’ensemble de leurs données chiffrées, du jour au lendemain, rendant l’accès à leurs dossiers impossible durant des semaines et parfois des mois. Dans certains cas, en plus d’une pression considérable sur les équipes, des données vitales ont été définitivement perdues. Les cybercriminels exigent ainsi des rançons importantes, menaçant de mettre à disposition des tiers les informations confidentielles qu’ils ont récupérées.

      • Vol et exposition massive de données

En 2023, France Travail a ainsi révélé une fuite massive de données personnelles mettant en péril plus de 10 millions de demandeurs d’emploi via un prestataire externe. Des numéros de sécurité sociale, notamment, ont été publiés sur le dark web, augmentant les risques d’usurpation d’identité. De nombreuses grandes entreprises et des services publics, Auchan, la CAF, etc., ont également été victimes de fuites de données sensibles récemment.

      • Attaques par déni de service (DDoS)

Bien qu’indirect sur les données, ce type d’attaque est de nature à gravement troubler la disponibilité du service. Imaginez une étude notariale ou un cabinet d’avocats ne parvenant pendant plusieurs heures ou plusieurs jours à exercer son activité, se retrouvant dans l’incapacité d’exécuter des actes pourtant essentiels à des procédures.

Les conséquences pour les professionnels

La mise à l’arrêt : une attaque par ransomware ou par DDoS fait que la totalité des dossiers est bloquée. Impossible de traiter l’urgence d’une affaire ou même l’activité de toute une organisation pendant plusieurs jours, voire durant plusieurs semaines.

Les conséquences juridiques : les professionnels doivent respecter des règles draconiennes, la plus importante d’entre elles étant le RGPD. Une faille dans un système de protection des données implique des sanctions judiciaires et financières très lourdes, ainsi que l’obligation de prévenir les clients concernés.

L’atteinte à l’image : les clients suspendent leur confiance si un cabinet a subi une fuite ou un piratage. Cela peut entraver durablement le processus de construction ou de conservation de sa notoriété.

Les coûts financiers directs et indirects : au-delà du paiement éventuel d’une rançon, il faut intégrer le coût de la remise en état, mais aussi la perte d’exploitation dans l’attente de l’issue éventuelle de la procédure judiciaire engagée.

Les conséquences au détriment des particuliers

  • Usurpation d’identité et fraudes financières : des coordonnées bancaires ou des identités numériques détournées peuvent être utilisées pour réaliser des transactions financières ou ouvrir des comptes fictifs à l’insu des victimes.
  • Divulgation involontaire d’informations confidentielles : les dossiers sensibles (successions, contrats, litiges) des notaires ou avocats peuvent entraîner un préjudice pour des particuliers, compliquant leurs démarches ou révélant des secrets personnels.
  • Allongement des procédures et préjudices : l’interruption des services retarde les formalités administratives ou judiciaires, et affecte donc bien directement les droits des personnes.

Comment se protéger face à ces menaces ?

À l’heure actuelle, il est fondamental que les professionnels aient les outils adaptés, soient formés et demeurent vigilants. La cybersécurité ne revêt plus uniquement un caractère technique, elle est ce qui crée et maintient la confiance et la conformité réglementaire.

Concrètement, cela implique :

Former régulièrement les équipes pour qu’elles puissent comprendre et reconnaître les tentatives de phishing en vue d’une réaction appropriée.

Procéder régulièrement à des audits de sécurité, et s’assurer en permanence de sa conformité au RGPD, en vue d’identifier, le cas échéant, les failles d’un système, permettant ainsi une meilleure protection des données sensibles.

Déployer des dispositifs de sauvegarde chiffrée avec un plan de reprise d’activité, pour garantir la continuité des services en cas d’attaque.

Quelques références utiles :

Note : Toutes les images incluses dans cet article ont été générées par intelligence artificielle (IA).

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