You are currently viewing Fracture numérique : une réalité persistante (Partie 1)

Nous vivons dans un monde [PRESQUE] ultra connecté. Le digital fait partie du quotidien de [PRESQUE] tous : travailler, étudier, gérer ses finances, socialiser ou se divertir. La crise sanitaire mondiale a accéléré la transformation numérique  ancrant de nouveaux usages [PRESQUE] partout dans le globe. L’inclusion de tous dans ce monde privilégié pour l’atteinte est objectifs de développement durable est, enfin, [PRESQUE], une réalité.

La fracture numérique : une réalité mondiale

45% de la population mondiale n’utilise pas l’internet mobile (4 milliards de personnes).  5%, soit 400 Millions d’individus, ne sont pas couverts par le mobile haut débit. Ce gap de couverture a été réduit d’un seul point par an durant la période 2018-2021.  Ceci reflète la difficulté à couvrir la population restante qui est majoritairement dans des zones pauvres et rurales. Même dans les zones couvertes, 40% de la population (3,4 Milliards) n’utilise par l’internet mobile. Les prix des Smartphones  et des offres internet restent chers au vu du pouvoir d’achat. Le manque des compétences nécessaires est un autre frein non négligeable à l’usage du digital.[i] 

L’exclusion numérique : une forme d’exclusion socio-économique

L’exclusion numérique peut se transformer rapidement en une forme d’exclusions sociale. L’Unicef la considère comme une nouvelle forme de pauvreté.[ii] En effet, un enfant  exclu de l’accès à l’information et à la communication n’est pas en mesure de développer son plein potentiel. C’est une question de droits de l’enfant et d’égalité d’accès à l’information et aux opportunités. Près du tiers  (27%) des élèves dans le monde n’ont pas pu bénéficier de l’enseignement à distance pendant le confinement.[iii]

Outre l’éducation, les services administratifs se digitalisent de plus en plus. Ne pas être en mesure d’y accéder ne fait qu’agrandir la fracture et son impact social et économique.  Le numérique devient aussi un véhicule d’accès aux services financiers pour les populations non bancarisées. Le mobile Money a fait progresser le taux d’inclusion financière de 51% en 2011 à 71% en 2022.[iv] Les populations sans accès au numérique, voient leurs opportunités d’accès au transfert d’argent, au micro-crédit ou aux subventions plus réduites.

Les non-digitalisés, sont aussi privés de l’accès à l’information, aux opportunités d’emploi et à la richesse du contenu culturel qui s’échange principalement via les réseaux sociaux. Une forme d’exclusion sociale et culturelle à ne pas négliger.

Quelles sont alors les stratégies pour remédier à l’exclusion numérique dans le monde ? lisez la deuxième partie pour en savoir plus.

 

Samia EL Hanchi

https://www.linkedin.com/in/samiaelhanchi/

[i] The-State-of-Mobile-Internet-Connectivity-Report-2022.pdf (gsma.com)

[ii] GSMA | How can we best measure digital inclusion? | Mobile for Development

[iii]  Covid-19: Are children able to continue learning during school closures? https://data.unicef.org/resources/remote-learning-reachability-factsheet/

[iv] Global Findex Report https://www.worldbank.org/en/publication/globalfindex/interactive-executive-summary-visualization

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