La révolution du numérique ne laisse personne indifférent y compris l’Afrique où elle rencontre des barrières. Bien que l’épine dorsale de l’économie africaine reste la richesse de son sol et sous-sol c’est-à-dire les matières premières (or, argent, pétrole, manganèse…), elle possède d’autres atouts. Elle a des avantages compétitifs notamment dans la télésurveillance pour ce qui concerne le commerce intra-entreprises (Business to Business) tourné vers l’exportation. Malgré les progrès constatés et les efforts que fournissent les autorités locales, l’Afrique ne représente que 2% de du commerce électronique mondial. Ce qui est très faible. C’est pourquoi la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement soutiennent des projets régionaux pour combler ce retard dans un délai raisonnable.
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La pénétration de l’internet
Le continent africain est le continent le plus en retard en infrastructures dans le domaine du numérique. Il y a beaucoup à faire à ce niveau. Le taux de pénétration reste le plus bas dans le monde mais celui de la croissance est le plus élevé. Actuellement, la plupart des pays utilisent les réseaux câbles sous marins à fibre optique.
Illustrations du dynamisme du numérique africain :

  • Nous venons d’assister tout récemment à la mise en place de la Silicon Savanna au Kenya. Ce gigantesque projet s’inspirant de la Silicon Valley américaine, doit accueillir d’ici vingt ans desmilliers de start-ups, chercheurs et investisseurs. Il s’est fixé pour objectifs de promouvoir et faciliter les recherches et développement dans le domaine du numérique.
  • Comme Houston, Bangkok, Toronto, Kigali la capitale du Rwanda fait partie des « digital cities ». Le projet « Smart Kigali » rend le WiFi libre et gratuit pour les habitants.
  • L’Afrique du Sud est non seulement leader en Afrique mais aussi et surtout ses innovations technologiques sont connues à travers tout le monde entier. MTN est le premier opérateur téléphonique du continent, Ubuntu et Linux sont mondialement reconnus. Le cofondateur de PayPal est sud africain.

Les acteurs de ce secteur porteur d’espoir sont entre autres des entreprises qui produisent des services de technologies de l’information et de la communication (STIC), des entreprises dont l’existence même est liée aux TIC, les entreprises qui utilisent les TIC et les particuliers ou ménages. Certains acteurs sont basés en Afrique et vendent des produits locaux via l’internet à l’étranger. D’autres par contre sont basés à l’étranger et vendent des produits en provenance de l’Afrique. Le commerce intra-africain est dominé par le mobile.
Le droit de l’OHADA face au commerce électronique
Les activités liées au commerce électronique ou à tout usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication sont régis par les normes de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Selon cet organisme continental, le commerce électronique représente l’ensemble des activités de production, de publicité, de vente et de distribution de biens et services à travers l’électronique.
Yaya DIALLO
DIALLO YayaEtudiant en Master 2 Commerce Electronique à la faculté de Droit, de Sciences Politiques et de Gestion de l’Université de Strasbourg, je suis passionné par les nouvelles technologies de l’information et de la communication et éprouve un intérêt particulier pour la finance et l’expertise comptable.

A propos de Yaya DIALLO