1,8% à 2,8% est la part des technologies de l’information de la communication (TIC) dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) selon une étude parue dans la revue “Patterns” le 10 septembre 2021. Ce chiffre déjà bien alarmant n’est que le début d’une part grandissante. Ce pourcentage pourrait même atteindre 2,1% à 3,9% à l’avenir! Ces émissions avaient baissé en 2020 en raison de la crise sanitaire du Covid-19 mais les voilà reparties à la hausse.

Pour approfondir : The real climate and transformative impact of ICT

Le secteur des TIC a connu une croissance que l’on peut qualifier de massive et accélérée au cours de ces dernières décennies. Le développement de ce secteur est tel, qu’il y a une réelle prise de conscience des effets environnementaux potentiels des TIC.

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Green code, dépoussiérer une vieille conception ? 

Il faut savoir que ces TIC ont une empreinte carbone à toutes leurs étapes du cycle de vie. Dans cet article, nous allons principalement nous intéresser à une étape clé de la conception de certaines TIC. Il s’agit du code informatique.

Il est donc possible de réduire l’impact des traitements informatiques en ayant recours à ce que l’on appelle le green code. Il s’agit d’une manière de coder plus respectueuse de l’environnement. On entendait déjà parler du green code en 2019. Malheureusement, cette initiative n’a pas fait grand bruit.

Un codage plus vert, comment ? 

Le but du green code est donc de développer en produisant un code informatique dans lequel on effectue de l’optimisation, et où l’on n’utilise pas énormément d’effets visuels au niveau de l’interface graphique. Cela a pour conséquence de réduire les émissions de CO2 et la consommation électrique car on utilise moins de mémoire. C’est un développement durable du logiciel.

Les techniques pour coder de façon durable sont :

• L’écriture concise du code, en évitant notamment les redondances.
• Supprimer les fonctionnalités inutiles, qui augmenteraient de façon non justifiée la consommation.
• Minimiser l’utilisation des ressources (processeur, mémoire, stockage) en utilisant des fonctions dans le code moins gourmandes.

• Supprimer les logiciels et extensions installés par défaut

Conclusion : 

Il est donc bien possible dès le développement d’optimiser la conception et de limiter les effets négatifs de la croissance des TIC. Bien évidemment, pour une plus grande efficience, des efforts de la part des géants et des gouvernements sont bien sûr attendus.

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Parmi les plus grands pollueurs, on retrouve des grandes entreprises du numérique comme Amazon, Netflix, HBO. Ce sont de gros consommateurs d’électricité et de ressources qui sont pointés du doigt et vivement encouragés quant à l’utilisation d’un green code. De plus, au niveau gouvernemental, en mai 2019, un député français Fabrice Brun a même proposé que les éditeurs de logiciels consacrent une partie du budget à la recherche d’un green code.

On peut dire que c’est un début, malheureusement, on constate que c’est parfois les aspects économiques qui poussent les entreprises à écrire un green code, car cela revient moins cher à développer et maintenir.

Par Léonie Zaegel

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