Les réseaux sociaux, un lieu d’information sur la santé

Les réseaux sociaux font partie intégrante de notre quotidien. Selon un digital report de we are social, en 2020, les internautes passent en moyenne 2h22 sur ces plateformes. Si les internautes y passent autant de temps, c’est parce qu’il est possible de trouver du contenu adapté à ses préférences : gaming, lifestyle, cuisine, développement personnel ou autres. C’est dans ce cadre que des comptes parlant de santé ont été créés.

 

Ces comptes se sont développés car il n’est pas rare que lorsque quelqu’un présente des symptômes qu’il ne connait pas, il les cherche sur le web. Les professionnels de la santé y trouvent une opportunité d’information du grand public (par des canaux comme Instagram, Youtube ou TikTok) comme des autres professionnels (par LinkedIn par exemple). Ils peuvent être considérés comme une source sure d’information garantie sans publicité[1].

Si certains de ces professionnels partagent leur quotidien, d’autres partagent des actualités. Il est ainsi possible de trouver des comptes parlant de santé mentale comme physique. Certains psychologues ou sexologues parlent de troubles mentaux, certains gynécologues parlent de maladies liées à la sexualité alors que des chiropracteurs, des kinés ou encore ostéopathes donnent des conseils pour régler certains problèmes musculaires courants.

 

Pourtant, il n’y a pas que les professionnels qui décident de parler de ces sujets. En effet, selon un sondage Odoxa, 29% des français ont déjà évoqué leur état de santé sur l’internet. Ils cherchent simplement à discuter de leurs maladies et de ce qu’ils traversent. Certains font cela dans un but de faire connaitre leurs maladies, leurs troubles. D’autres y trouvent un intérêt car ils s’aperçoivent qu’ils ne sont pas seuls à traverser ces maladies.

Toutefois, il ne faut pas oublier que ce qui est vrai pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Comme ce ne sont pas des professionnels, il est possible que ces personnes se trompent et diffusent de mauvaises informations. Certains apprennent en même temps qu’ils cherchent à informer.

 

Que ce soit par des comptes de professionnels ou de personnes lambdas, les réseaux sociaux deviennent des acteurs de l’information dans le monde santé.

 

 

 

[1] L’article 19 du code de déontologie médicale et l’article R.4127-19 du code de la santé publique interdisent la publicité dans le domaine de la santé.

A propos de Clémentine MAINA

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