Reclaim Your Face demande la fin de la surveillance biométrique de masse aux autorités européennes

Au début du mois de février, le mouvement européen Reclaim Your face a déposé au sein de la Commission Européenne une Initiative Citoyenne Européenne en demandant l’interdiction de la reconnaissance faciale de masse grâce à l’usage des données biométriques. 

Une pratique de plus en plus habituelle dans des pays membres de l’Union Européenne qui place les atteintes aux droits fondamentaux des personnes au centre de la discussion.

Le RGPD classe les données biométriques comme des données sensibles, c’est-à-dire, nécessitant une protection renforcée en raison de leur vulnérabilité particulière.  Notamment parce que les données biométriques peuvent nous identifier. C’est notamment le cas des données faciales. De nouveaux procédés technologiques, tels que la reconnaissance faciale, permettent d’obtenir ce type de données pour les analyser afin d’améliorer la sécurité publique. De ce fait, on se trouve avec de la surveillance de masse au pur style de Big Brother de George Orwell. Des mécanismes de sûreté sont mises en oeuvre par les autorités publiques afin d’assurer la protection de leurs citoyens. Le résultat : une forte ingérence dans les droits fondamentaux de la population. Ainsi, le débat est servi.

  • Est-ce que la fin justifie les moyens ?

Reclaim Your Face dit non. Le collectif dénonce que le moyen utilisé (“la surveillance biométrique de masse”) est disproportionné par rapport à l’objectif poursuivi. La reconnaissance faciale de masse dans des espaces publics peut amener à ce que les citoyens modifient leur comportement. En effet, ils pourraient craindre que leurs actions, leurs émotions ou leurs caractéristiques propres se retournent contre eux. Cette surveillance serait une atteinte directe aux droits fondamentaux des européens et pourrait faire découler une discrimination accrue à l’encontre de groupes minoritaires.

  •  Les personnes concernées consentent-elles au fait que leurs visages soient scannés ou fassent l’objet de ciblages arbitraires dans des espaces publics ?

Le mouvement montre également le refus généralisé de la part des citoyens contre ces technologies de vigilances de masse. « Selon une enquête de l’Agence des droits fondamentaux, 83 % des Européens sont contre le partage des données relatives à leur visage avec les autorités ». Cette méfiance arrive du fait que ces pratiques atteignent les droits fondamentaux des personnes ; mais cela est dû également en partie au manque d’information du peuple de la part des autorités publics.

Actuellement, le débat se trouve au cœur de la société. Reclaim Your Face s’est clairement positionné : « Our dignity is under threat » et mènent des actions en demandant l’encadrement juridiquement de ces types de pratiques. Maintenant, c’est au tour des autorités européennes de répondre.

A propos de Clara ARINO GARCIA

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