La robotisation du travail, un frein à l’emploi ?

Lorsque l’on pense à la robotisation et l’automatisation du travail, les esprits se dirigent vers des scénarios de sciences fictions : les robots vont prendre la place des humains, leur faire perdre leur emploi pour ainsi dominer le monde. Ce n’est pas le cas. L’Histoire montre que les innovations et nouveaux modes de fonctionnement sont bénéfiques pour l’évolution de la société. Et qu’elles créent même de nouveaux emplois.

Prenez l’exemple des distributeurs de billets aux États-Unis. Leur introduction dans les années 60 sur le territoire a impacté le nombre d’employés dans une agence. Leur nombre a diminué. Pourtant, en parallèle, les banques ont pu répondre à un besoin de proximité avec leurs clients en en ouvrant de nouvelles.

 

Il ne faut pas freiner le progrès technique, mais l’accompagner.

Le Forum économique mondial, dans une étude du 17 septembre 2018, affirme que d’ici 2025, 52% des tâches professionnelles courantes seront réalisées par des robots. Certains secteurs seront plus impactés par cette automatisation. Cela entrainerait une disparition d’environ 75 millions d’emplois mais une création de 133 millions d’emplois. Ces nouveaux métiers seront essentiellement en lien avec la révolution numérique en cours.

 

Cette crainte vient de la peur de la population. 

Les robots ne cherchent pas à nous dominer. C’est ce qu’a écrit une intelligence artificielle (IA), GPT-3, pour le journal The Guardian (8 septembre 2020, A robot wrote this entire article. Are you scared yet, human ?). Le journal a laisser cette IA écrire un article entier sur le sujet de la robotisation de notre monde. En plus d’écrire que non, les robots ne nous remplaceront pas, il est aussi possible de voir dans le procédé d’écrire que l’article a été relu plusieurs fois par des humains. Les robots sont une création humaine. Ils auront toujours besoin d’une action humaine pour fonctionner ou effectuer une tâche simple, comme ici écrire.

Tout est une question de confiance que le public accorde à ces technologies. Il peut accorder sa confiance à un robot pharmacien qui distribue les médicaments, mais pas à un avion sans chauffeur. C’est une question d’acceptation.

 

Il est peu probable que ces technologies entraînent un chômage de masse. Par contre, elles pourraient favoriser les inégalités dans la population entre ceux qui possèdent ou non des compétences numériques.

A propos de Clémentine MAINA

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