Robocteurs : les médecins du futur

A l’heure où l’intelligence artificielle s’immisce déjà dans de nombreuses fonctionnalités de nos vies, son application dans le domaine médical est prometteuse. Des systèmes d’aide à la décision médicale ont été mis en place avec succès. Mais certaines start-ups vont plus loin et créent des robots capables d’établir un diagnostic médical. Les robots vont-ils remplacer nos médecins ou simplement les accompagner ?


DES ROBOTS DIPLÔMÉS EN MÉDECINE

Xiaoyi, “le petit docteur” en chinois, est né en 2017. C’est le premier modèle de robot médecin doté d’une véritable intelligence artificielle (IA). Son « cerveau », en réalité un algorithme ultra-sophistiqué, a été nourri de 53 ouvrages de médecine, de 2 millions de dossiers de patients, de 400 000 rapports médicaux et plus d’1 million d’images médicales ! Le petit robot a tout de même dû passer l’examen national chinois de médecine, ne devient pas médecin qui veut. Résultat : il l’a obtenu 10 fois plus vite que ses camarades humains. Il aidera à lutter contre les déserts médicaux des vastes campagnes chinoises.

 OU COLLABORANT AVEC L’HUMAIN EN TEMPS DIFFICILES

Les robots peuvent être un atout majeur en temps de crise. La pandémie a accéléré le développement de nouveaux enjeux numériques. Afin de protéger le docteur humain, il devient possible d’envoyer le robot-docteur, immortel, immunisé à tout virus (sauf informatique) en première ligne.

C’est déjà le cas en Espagne. Bito, un robot-docteur, permet de prendre la température et d’examiner les enfants afin de détecter tout symptôme de la COVID-19.

Le fonctionnement est simple, ludique même ; à leur arrivée, les enfants sont invités à regarder dans les yeux de Bito et à placer leurs mains sur son ventre. En cas de symptômes, les parents sont appelés à amener leur enfant chez un pédiatre.

L’objectif de certains robots va au delà d’une aide ponctuelle. Ils permettent de désengorger les urgences. L’attente moyenne aux urgences en France est de plusieurs heures.
La machine intelligente Julia, actuellement au CHU de Bordeaux, permet de gérer et diagnostiquer les cas répétitifs, ordinaires afin de voir le flux de ces services diminués.

 MAIS QUI NE LE REMPLACERONT PAS DE SITÔT.

Il reste important de ne pas oublier que les pères de ces programmes sont des hommes. Le « deep learning » permet à des algorithmes d’auto-améliorer leurs performances. Mais les capacités de réflexion de ces algorithmes sont limitées. Un cas imprévu, inconnu, nécessitera toujours une intervention humaineDonc, pas d’inquiétude pour nos prestataires du serment d’Hippocrate, nos médecins, authentiques mammifères bipèdes façonnés par des millions d’années d’évolution, ne devront pas s’incliner face aux nouveaux robocteurs, du moins pas pour l’instant.

 

Pauline COATRIEUX et Abdelhak YOUCEFI

A propos de Pauline COATRIEUX

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