L’Intelligence économique : un instrument d’anticipation et de performance dans l’environnement numérique

De nos jours, on vit dans un monde caractérisé par la volatilité, l’incertitude, la complexité et l’ambiguïté. Il s’agit d’un constat qui prend plus d’ampleur dans cet environnement numérique où la compétitivité s’est fortement installée au niveau mondial. En effet, les entreprises sont poussées à agir et prendre des décisions pour faire face aux nombreux risques que ce soit sur le plan économique, social, juridique, technologique ou environnemental.

A l’ère du numérique, les entreprises repensent leur manière de travailler à travers la transformation de l’information en avantage compétitif, en mettant en place des plans stratégiques, tactiques et opérationnels pour survivre et se démarquer de la concurrence dans le court et moyen terme. Ainsi, l’intelligence économique prend son plein rôle pour y parvenir.

La première mission de l’entreprise après avoir élaborer un plan de recherche, demeure la recherche et l’analyse de l’information. Concrètement, ce premier pilier porte sur la veille stratégique. Il permet de capter les signaux d’alerte les plus faibles pour anticiper et gérer au mieux les risques. En outre, la veille stratégique permettra à l’entreprise de mieux cerner ce qui se passe autour d’elle et être dans la prospective. Pour cela l’entreprise doit se doter d’outils pour la veille concurrentielle, commerciale, technologique, réglementaire, des tendances, de sécurité, et de la veille du marché.

Il importe de citer trois exemples qui répondent aux enjeux de l’entreprise : les tendances futures du secteur d’activité, les nouveaux brevets déposés, et les nouveaux comportements du consommateur. D’ailleurs, une fois que l’entreprise arrive à choisir le bon logiciel de veille qui va lui permettent de simplifier et automatiser les tâches du veilleur, elle va pouvoir cerner les réactions de sa clientèle et ses besoins et décortiquer ses motivations et ses attentes. Elle aura donc à ce moment la possibilité d’apporter des solutions efficaces pour tirer son épingle du jeu.

Le deuxième pilier de l’intelligence économique est la sécurisation des systèmes d’information et des données de l’entreprise. Cette fonction de sécurité du capital informationnel constitue une priorité pour faire face aux différents risques que peut rencontrer l’entreprise. Les mesures techniques de protection englobe aussi bien un site e-commerce, une application mobile, un logiciel de l’entreprise, un plan commercial à 3 ans ou une étude qui a un caractère stratégique.

Enfin, le troisième pilier est véritablement la stratégie d’influence dite lobbying. Il s’agit d’une force d’influence sur les acteurs institutionnels pour avoir certains avantages, tel que l’alimentation du capital de l’e-réputation surtout lors des moments de crise. La bataille des bavettes dans les tarmacs des aéroports chinois ou mêmes la négociation des plans d’aides par les fleurons économiques avec leurs gouvernements respectifs sont des exemples concrets du lobbying.

L’intelligence économique s’avère un vrai outil indispensable qui, par son exploitation totale, pourra apporter de la valeur ajoutée sur plusieurs plans à savoir :

  • Avoir une résilience organisationnelle : travailler l’agilité de l’entreprise et sa résilience face aux différents risques qui peuvent engendrer des pertes d’emplois ou l’arrêt total d’activité, en étant sans doute en mesure de réorganiser facilement ses ressources humaines ;
  • Avoir une visibilité et des perspectives éclairées ;
  • Alimenter son capital réputation ;
  • Optimiser sa chaine logistique ;
  • Mieux servir son client en ayant un contact direct ;
  • Avoir le pouvoir de changer efficacement le business model de l’entreprise, par exemple : investir sur le télétravail pour une meilleure gestion ;
  • Repenser facilement les modes de management et avoir un plan de continuité d’activité efficace tout en collaborant avec l’ensemble des acteurs internes et externes : la pratique de l’intelligence économique nécessite un travail d’équipe de plusieurs spécialistes.

Pour conclure, la complexité de l’environnement, née de son imprévisibilité, impose aux entreprises d’élaborer de nouveau mode de gouvernance par la pratique de l’intelligence économique en tant que politique pratique d’entreprise. Abstraction faite de la taille de l’entreprise, le secteur d’activité ou le marché en question, les entreprises sont dans l’obligation d’être en permanence mieux informées que les autres. Elles sont aussi tenues d’avoir des outils performants pour le traitement, la structuration et synthétisation de l’information pour mieux se préparer aux défis de l’avenir.

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