Génération Z … comme Zombies ? 

Combien de temps tiendriez-vous sans votre téléphone portable ? C’est une question que vous ne vous posez pas. Pourquoi ? Peut être parce que vous n’en avez pas peur, ou bien parce que vous en êtes accro. Ce sont d’ailleurs les enfants nés dans un monde déjà numérique et connecté (appelés Génération Z) qui sont les plus touchés par l’impact des écrans dans la vie quotidienne. 

En moyenne nous attrapons notre portable plus de 200 fois par jour et cela même pendant les moments conviviaux. L’entrée des écrans dans notre vie est-elle donc une bonne ou une mauvaise chose ? Qu’en pensent les dirigeants des GAFAM ? Bill Gates, Steve Jobs, et de nombreux autres dirigeants interdisent à leurs enfants de passer plus de 45 minutes par jour devant un écran et les envoient à la Waldorf School, dont la pédagogie est anti-technologique. Steve Jobs a dit : «A la maison, nous limitons l’utilisation des gadgets technologiques.» Que nous cachent-ils ? 

L’immiscion des écrans dans nos vies doit-elle être surveillée ? Quel est l’impact sur notre cerveau ? Treize ans après la création du premier iPhone, les chercheurs commencent à peine à travailler sur ces questions. Cependant ils observent déjà certains troubles chez les enfants de la génération Z, comme le vieillissement accéléré du cortex cérébral. Cette zone régit le langage, la mémoire ou encore la conscience. Une exposition aux écrans dès le plus jeune âge serait donc fatale à certaines facultés cognitives. 

Prenons l’exemple de l’exposition prolongée à des émissions rapides et saccadées. Elle abouti à des problèmes d’attention. Le rythme des programmes pose problème. En effet, le débit élevé de sons et d’images est le combo parfait pour déclencher chez le bambin une difficulté à se concentrer sur des tâches qui prennent du temps comme la lecture, l’écriture… Une étude à Seattle a réalisé l’expérience sur de jeunes souriceaux exposés à un débit élevé de sons et d’images ; résultat : un comportement plus impulsif, une déficience de la mémoire, et un trouble de l’attention que les souriceaux non exposés. 

Mais qu’en est-il des adolescents ? Durant la période de l’adolescence notre cerveau devient adulte et nos neurones créent de nouvelles connexions entre eux. De notre naissance à nos 14 ans, alors que nous étions dans le jardin, à vélo ou en roller ; la génération Z, elle, reste à la maison et explore de nouvelles aventures virtuelles. En grandissant, les échanges entre individus se sont modifiés, nous nous mettons à parler à travers un écran.

Quelques chiffres vous étonnerons. Aux USA, avant 12 ans, le temps d’écran est estimé à 4 heures par jour, après 13 ans la moyenne est de 6 heures 40 par jour. Un adolescent américain passe donc plus de temps devant son portable que devant un professeur. Il passe plus d’1/3 de son temps d’éveil devant des vidéos Youtube, Tiktok ou Facebook… 

Nous constatons alors une nouvelle maladie, une maladie numérique. L’addiction aux réseaux sociaux et aux jeux vidéos. Celle des jeux vidéos a été authentifiée comme une maladie depuis juin 2018 par l’OMS. Des centres de désintoxication existent en Chine où l’objectif est de discipliner les jeunes et de les réinsérer dans la société. Les symptômes sont simples : la perte de la notion du temps, la perte de sommeil et l’absence de l’alimentation.

Et qu’en est-il des réseaux sociaux ? Un signal d’alerte a été lancé par d’anciens dirigeants ou cofondateurs de réseaux sociaux. Netflix a sorti en septembre 2020 un documentaire expliquant l’impact des écrans et des réseaux sociaux dans la vie des jeunes d’aujourd’hui. Des chiffres faisant froid dans le dos sont sortis. À partir de l’arrivée de Facebook en 2009, le taux de suicide a augmenté de +70% chez les adolescentes âgées de 15 à 19 ans et de +151% chez les préadolescentes de 10 à 14 ans. 

Une nouvelle mission est donnée aux parents de cette nouvelle générationAfin de lutter contre ces chiffres, le psychosociologue américain Jonathan Haidt conseille certaines mesures. Les réseaux sociaux ne devraient pas être autorisés avant le lycée (16 ans) car nul besoin de faire jouer d’autres facteurs néfastes dans une période aussi décisive que la préadolescence. L’interdiction des appareils dans les chambres et l’interdiction d’écran pour les enfants de moins de 3 ans sont conseillées.

Les écrans sont donc inoffensifs à partir du moment où la réponse aux trois questions suivantes est modérée : Combien de temps sont-ils utilisés ? Comment ? Par qui ?

A propos de Pauline COATRIEUX

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