Comment les applications virales ont attiré leurs premiers utilisateurs

Comme nous le savons tous, les premiers clients, ou les  « early adopters » sont les plus importants et souvent les plus difficiles à conquérir.

Pour une application mobile nouvellement créée, le fait d’attirer des utilisateurs le plus rapidement possible  constitue une condition de survie. On a souvent tendance à penser que les applications virales connues aujourd’hui ont été des succès immédiats, cependant, leurs histoires d’origine ont montré des débuts modestes dans des endroits improbables.

Nous allons découvrir ensemble, à travers des exemples, comment les applications virales ont attiré leurs premiers 10 000 utilisateurs et les différentes stratégies marketing qu’ils ont adoptées.

Candy Crush : Viralité intégrée

Ce jeu mobile a efficacement intégré les interactions sociales dans son “UX design” permettant d’augmenter son taux d’adoption. Juste après sa création, Candy Crush s’est intégré intelligemment à Facebook. Le jeu publie des posts Facebook indiquant la progression de chaque joueur et l’affiche également sur la carte des niveaux du jeu de ses amis. Ceci a favorisé la concurrence entre les utilisateurs et les a poussé à continuer de jouer au sein d’un cycle viral continu.

Angry Birds : Un petit démarrage

Pendant ses trois premiers mois, cette application finlandaise était « un flop total ». Pour ne pas être dissuadé, ses créateurs ont décidé de se pencher sur des petites nations au lieu de viser loin. Cette stratégie aussi simple s’est avérée très efficace : l’application a atteint le numéro 1 dans l’App store en Finlande, Suède, Danemark, Grèce et en République tchèque.

Avec ces preuves, les créateurs de l’application ont pu convaincre l’éditeur “Chillingo”  de la diffuser sur les App stores britanniques et américains qui représentent actuellement 90% de son marché.

Uber : Marketing local et réseautage

Lancée en 2010, l’application Uber proposait au départ des voitures de luxe avec chauffeurs pour location. Elle a fait en 2013 un pivot d’activité en rendant “UberX” disponible : une alternative moins chère et conviviale.

Pour développer leur portefeuille client, les fondateurs ont exploité activement leur réseau de connaissance de façon formelle (à travers des démonstrations techniques) ou informelle (en invitant des amis à bord des véhicules). Uber a tiré également un gain sans précédent en termes d’image et de notoriété en offrant des courses gratuites aux étudiants bloqués par des grèves à Boston.

Tinder : Viser la bonne cible

Les créateurs de Tinder ont ciblé au départ des étudiantes d’universités américaines à travers des offres spéciales : évènements, fêtes gratuites etc. Comme de plus en plus de filles ont rejoint l’application, les gars ont suivi la tendance automatiquement pour découvrir qui était célibataire.

L’effet de “réseau jumelé” à un bouche à oreille positif ont rendu cette application extrêmement virale dans tous les collèges américains, et il n’a pas fallu longtemps pour qu’elle propage dans le reste du monde.

Snapchat : du bouche à oreille à l’ancienne

Après quelques semaines de lancement d’une version mise à jour de l’application en septembre 2011, les créateurs ont remarqué un afflux de nouveaux utilisateurs associé à des pics d’activités inhabituels entre 8h et 15h.

Ils ont découvert par la suite que la mère d’Evan Spiegel, le PDG de Snapchat, a parlé de l’application avec son cousin lycéen à Los Angeles. Ce dernier l’a fait découvrir à ses camarades et l’information s’est répandue, par du bouche à oreille, dans tout l’établissement et dans d’autres lycées de la région.

Sa popularité auprès des adolescents américains était donc le coup de pousse dont Snapchat avait besoin pour se mondialiser.

A propos de Wissal MORHLIA

Etudiante en M2 commerce électronique à l'université de strasbourg. Passionnée par le marketing et le monde digital.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.