Une atteinte à la vie privée grâce aux ultrasons

Des sons que l’oreille humaine ne peut pas entendre (ultrasons et infrasons) pourraient être une nouvelle menace pour notre vie privée !

Grâce aux ultrasons, nos appareils électroniques pourraient réussir à communiquer entre eux et donc à tracer nos activités. Par exemple une télévision pourrait communiquer avec un smartphone, dans ce cas ce que regarde l’utilisateur pourrait être transmis sur son téléphone portable et de ce fait les publicités seraient adaptées en fonction des personnes donc ciblées. Cela existe déjà, une société a déposé un brevet afin d’inclure des ultrasons dans des publicités télévisées. Selon le journal Le Monde,«l’idée était que, dotés de l’application idoine, les téléphones des téléspectateurs seraient capables de reconnaître le signal dans la publicité, permettant à l’annonceur de savoir que tel ou tel consommateur avait visionné sa publicité ».

Ce qui est encore plus impressionnant selon un chercheur sur la vie privée chez Brave software c’est que « Ces techniques pourraient également être utilisées pour effectuer un suivi entre différents domaines internet : les sites pourraient transmettre des sons inaudibles que d’autres pages ouvertes pourraient écouter, permettant ainsi le type de suivi interdomaines ». 

Tout est lié, on est pas loin de la manipulation à ce stade.

La transmission d’un virus est aussi de ce fait tout à fait possible. Deux chercheurs allemands en créant un réseau de communication entre plusieurs ordinateurs et en utilisant uniquement les hauts parleurs et microphones, ont pu prouver qu’il était possible de transférer un virus aux appareils grâce aux sons inaudibles par l’humain. Il est donc, selon le site Futura Sciences «possible d’espionner une machine dépourvue de toute connexion réseau grâce à un malware utilisant un réseau acoustique furtif », « À l’aide d’un prototype de virus créé pour les besoins de l’étude, les chercheurs sont parvenus à récupérer des données sensibles (codes, mots de passe) et à les transmettre par la voie des airs à travers plusieurs PC portables ». 

Toutefois cette utilisation des ultrasons peut ne pas se révéler que malveillante. Par exemple en ce moment une entreprise Lyonnaise “my Lucky day” a un projet d’application de traçage anonyme du Covid-19 grâce aux ultrasons. Selon son co-fondateur, « On émet une valeur numérique convertie en fréquences ultrasons (entre 19KHz et 20Khz) et on la re-décode à la lecture. La seule permission à accepter est l’accès au micro. L’avantage est que l’émission et la réception fonctionnent même si l’écran est verrouillé, ce qui ne sera pas le cas de la future app StopCovid. Nous avions déjà utilisé cette techno pour un salon d’art contemporain , où la fiche de l’artiste apparaissait automatiquement dans l’app quand on passait à proximité de son stand. » 

A propos de Charlotte KERN

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