L’interopérabilité : l’enjeu majeur du développement de la maison connectée

Pour arriver à avoir une maison ultra connectée qui offre une panoplie de services, il est primordial de disposer de systèmes qui communiquent entre eux. La communication entre objets connectés se fait à travers des réseaux sur des bandes passantes qui ne sont souvent pas compatibles les unes avec les autres. C’est tout l’enjeu de l’interopérabilité qui consiste en la capacité des systèmes à opérer ensemble.

Les industriels et les entreprises utilisent des protocoles divers et variés. Toutefois, chaque protocole a ses propres spécificités et caractéristiques. Afin de remédier à cette diversité de protocoles utilisés, les fabricants et industriels disposent de solutions concrètes parmi lesquelles : la définition de standards et de protocoles universels de communication et la conception de produits connectés basés sur ces protocoles.

Contrairement à cette solution, des industriels choisissent l’option inverse. Ils mettent au point leurs propres standards en interne et donc aboutissent à des systèmes fermés. Ces entreprises préfèrent d’une part garder la maîtrise du système et échapper ainsi à diverses formes de concurrence. D’autre part, le client ne pourra pas se rediriger vers les entreprises concurrentes, il ne peut pas acheter d’autres produits car les objets connectés dont ils disposent dépendent déjà de l’unique standard mis en place par l’entreprise.

Un inconvénient majeur à cette option est à relever : il consiste dans le fait qu’en choisissant cette solution, le développement de la maison connectée risque d’être retardée puisque la recherche et développement (R&D) dépendra de chaque société et il n’y aura pas de coopération entre les différents acteurs du marché à l’avenir.

Une autre solution est donc envisageable. Elle consiste à concevoir des passerelles de communication entre les divers protocoles et standards. Ces passerelles offrent la possibilité pour les appareils et équipements connectés d’être compatibles. Avec le développement du cloud computing, il est devenu plus possible que jamais de développer des interfaces de programmation applicatives (API) ce qui a répondu efficacement au problème d’incompatibilité des appareils et des dispositifs connectés.

Ces dernières années, les entreprises et les grands groupes passent de plus en plus d’accords de partenariats ce qui a donné naissance à des standards universels. On peut citer par exemple le référentiel R2S pour Ready 2 Services qui est développé par la Smart Building Alliance (SBA) et qui a donc pour objectif l’ouverture et le partage des données pour la connectivité des bâtiments et l’interopérabilité des services.

La compatibilité, l’interopérabilité, la communication entre les différents équipements au sein de la maison connectée sont devenus donc un but essentiel. La vision est de créer un écosystème de bâtiments intelligents ce qui permettra un développement rapide des villes intelligentes. Ainsi, les données collectées vont servir à l’ensemble de la collectivité dans tous les segments que ce soit la sécurité, le confort, l’économie de l’énergie, la gestion de l’eau et des déchets, etc.

A propos de Yassine NABILI

Etudiant en Master 2 Commerce Electronique à l’Université de Strasbourg, je suis passionné par les nouvelles technologies et leur impact sur la société. Mes centres d’intérêt recouvrent ainsi les domaines du numérique, de l’innovation, de l'entrepreneuriat et du marketing digital.

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