Aladdin : l’intelligence artificielle de BlackRock

Est-ce le nom d’un nouveau genre musical ? Ou encore celui d’un nouveau Groupe de Rock ? Pour les profanes du monde de la finance, « BlackRock » n’est pas très évocateur et pourtant il s’agit de l’une des sociétés les plus puissantes au monde.

Black Rock, “le monstre de Wall street” ?

Fondée en 1988 par Larry Finks, cette société américaine a généré en septembre  2019 près de 7 000 milliards de dollars américains. Ce chiffre d’affaires colossal s’explique par l’activité principale de l’entreprise qui est la gestion d’actifs d’investisseurs tels que leq fonds norvégien et koweitien. Les opérations de la firme multinationale se basent principalement sur les opérations dites  OPM (Other People Money) .

Cette capacité à générer d’importants revenus lui permet d’être un investisseur dans des sociétés cotées en Bourse tels que L’oréal en France ou Apple aux Etats-Unis. BlackRcock attire le politique,  ainsi le président de la République française Emmanuel Macron s’est entretenu à plusieurs reprises, à huit clos, avec Larry Finks. Récemment, le 13 avril 2020, l’hebdomadaire Marianne annonçait que la société Blackrock s’était vu confier le soin de rédiger un rapport sur l’environnement et climat par la Commission européenne.

En clair, Blackrock est une société puissante et l’une des raisons qui l’explique est son outil d’anal L’une des atout majeurs du  succès de BlackRock est son outil d’analyse prédictive Aladdin.

Aladdin : L’atout majeur de BlackRock 

Depuis quelques années, nous savons que les sociétés de finance se fient plus aux outils d’analyse prédictive qu’à l’intuition des experts du monde de la finance. C’est le cas de Blackrock qui a recours à une intelligence artificielle nommée Aladdin. Ce nom est l’acronyme de Liability, Debt and Deviance Investment Network (Réseau d’investissements en actifs, passifs, dettes et dérivés).

Cette plateforme de gestion des risques décrite comme une collection de systèmes et de programmes informatiques qui soutiennent un portfolio de managers, traders et analystes pour effectuer les actions d’un gestionnaire d’actifs. Fondée sur le data mining, Aladdin est capable d’analyser un nombre colossal d’informations pour déterminer et proposer des solutions efficaces.

Conçu au début des années 2000, le prince des données de Blackrock traite aujourd’hui d’importantes données, réalise 200 millions de calculs et gère près de 18 000 milliards de dollars américains chaque année.  Pour supporter l’ensemble des données collectés et traités par cette plateforme, la société Blackrock s’est doté de 6000 serveurs qui sont basés à Wenatchee, une ville située dans l’état de Washington.

Cependant, une question subsiste : que se passerait-il en cas de bug informatiques ou de piratage d’une plateformes qui gère autant de ressources financières ? Des remarques émises au cours du reportage « Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock »  de Tom Ockers permettent de comprendre qu’un bug pourrait créer un risque systémique.

Pour l’heure et bien que le risque zéro n’existe pas, Larry Finks a réaffirmé la confiance qu’il plaçait en Aladdin en annonçant en 2019 la suppression d’emplois d’analystes financiers.

 

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