Retrouver sa motricité : la colonne vertébrale intelligente

L’intelligence artificielle (IA) suscite de grands espoirs pour soigner des pathologies jusqu’alors inguérissable. Intel, une société américaine, a annoncé au début du mois d’octobre de 2019, son partenariat avec l’Université de Brown (USA), sur un projet permettant aux personnes paralysées de retrouver leurs motricités. Son financement de 6,3 millions de dollars (l’équivalent de 5,7 millions d’euros) est pris en charge par Darpa (l’agence du département américain de la Défense en charge de la R&D en matière de nouvelles technologies).

Que faut-il entendre par moelle épinière et paralysie ?

La moelle épinière est une partie du système nerveux située à l’intérieure de la colonne vertébrale. Les sensations provenant de notre corps et de nos fonctions motrices sont captées par cette partie. Une lésion à la moelle épinière rompt la communication entre le cerveau et le corps entraînant une paralysie totale ou partielle des membres. Autrement dit, les signaux électriques envoyés par le cerveau ne parviennent plus aux muscles. De plus, la lésion peut également affecter dans certains cas, le fonctionnement d’organes comme la vessie.

L’implantation d’une interface intelligente

Le projet d’Intel et de Brown consiste à implanter chez le patient une interface électronique miniature. Pour ce faire, des électrodes seront implantés aux extrémités de la lésion et reliés aux nerfs du patient de façon à récréer la circulation des signaux électriques. L’interface électronique avec un logiciel composé d’IA, se situera entre les électrodes. Son but sera alors de capter et d’interpréter les signaux venant du cerveau pour permettre aux muscles de fonctionner.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Les premiers essais seront fait avec des personnes volontaires. Des chirurgiens de l’hôpital de Rhode Island vont commencer à implanter des électrodes sans interface intelligente. Les électrodes seront donc branchés sur une machine externe. Ces tests ont pour but d’apprendre au logiciel à capter et à interpréter les signaux venant du cerveau. David Borton, professeur adjoint d’ingénierie à l’Université de Brown souligne qu’il faut « écouter pour la première fois les circuits vertébraux de la blessure, puis agir en temps réel et ces solutions permettront d’acquérir de nouvelles connaissances sur la moelle épinière et d’accélérer l’innovation en matière de thérapie ».

A terme, les chirurgiens espèrent pouvoir implanter tout le dispositif dans le corps, ce qui permettra donc de marcher et de contrôler le fonctionnement de la vessie.

A propos de Rahime ACAR

Etudiante en Master 2 Droit de l'économie numérique, je suis particulièrement intéressée par les enjeux juridiques et techniques de la cybersécurité et la protection des données personnelles.

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