Start-up en Afrique: apport réel ou phénomène de mode

La transformation numérique est bien lancée sur le continent africain. Le phénomène se voit autant  par le nombre des startups que par les fonds levés: plus de 2 milliards de dollar en 2019.

Le fonds d’investissement Partech relève que les startups africains ont réussi à lever 2,02 milliards de dollar de capitaux rien que pour l’année 2019. Une hausse de 74% par rapport à 2018. Mais la cartographie est diversement répartie sur le continent.

Toutefois, leur impact est bien réel. Le continent a pratiquement changé de visage en une décennie. Grace au mobile money, beaucoup ont eu accès à des opérations qui étaient inaccessibles avant 2007 pour presque 80% de la population du continent.

Des secteurs différemment concernés

La finance est bien entendu le secteur qui renferme le plus de startups car le secteur s’est adapté aux besoins du continent. L’accès aux services financiers constituait un frein considérable et le nombre des utilisateurs des téléphones mobiles a explosé en une décennie.

L’énergie avec le solaire, l’agriculture avec des applications permettant le suivi en temps réel des cours, l’éducation avec des nombreuses applications. Petit à petit on assiste à une explosion des startups sur le continent dans divers secteurs.

Aujourd’hui avec le développement de la technologie et de l’innovation, les habitudes ont beaucoup changé. Le continent africain, malgré son retard, essaye de sortir du lot. Elle est certes très en retard par comparaison aux autres continents mais l’Afrique cherche à adapter les technologies a ses réalités.

Les choses qui étaient impossibles deviennent possibles. On paie sa facture d’électricité et d’eau directement sur son téléphone. On révise pour les examens sur des plateformes. Ces exemples ne sont que des exemples parmi la multitude de possibilités que les startups ont permis de réaliser.

Une réalité beaucoup plus difficile

Mais il y a lieu de tempérer. En effet une startup n’est pas une entreprise. Elle est encore au stade de développement et nécessite beaucoup de financement. Et les financements sont ce qui manque cruellement. Les pays qui bénéficient de plus de financement sont les pays qui sont plus matures par rapport aux autres dans le domaine du numérique. La quasi-totalité des financements sont concentrés entre le Nigéria, le Kenya et l’Afrique du sud.

Beaucoup des jeunes avec des bonnes intentions se sont lancés dans la culture startup. Ils veulent changer leur continent. Mais à l’arrivée plusieurs voient leurs rêves échoués car les conditions sont plus difficiles en réalité. Certains Etats essaient de mettre en place des structures d’incubation mais ces structures sont très complexes et le financement ne suit pas. Les compétences ne manquent pas mais les conditions ne sont pas encore très favorables.

Cependant, la transformation est engagée. Avec beaucoup de retard mais elle l’est. Les résultats sont perceptibles dans divers domaines. Toutefois beaucoup reste à faire.

A propos de Maina ABBA KOMI

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