L’économie collaborative est-elle protectrice de l’environnement ?

L’économie collaborative, également appelée l’économie de partage, est une économie de pair à pair. « Elle repose sur le partage ou l’échange entre particuliers de biens (voiture, logement, parking, perceuse, etc.), de services (covoiturage, bricolage, etc.), ou de connaissances (cours d’informatique, communautés d’apprentissage, etc.), avec échange monétaire (vente, location, prestation de service) ou sans échange monétaire (dons, troc, volontariat), par l’intermédiaire d’une plateforme numérique de mise en relation. » (définition Vie-publique.fr)

L’économie collaborative tient d’un mouvement de partage entre les utilisateurs. Certains consommateurs perçoivent l’économie collaborative comme un outil pour réduire l’impact environnemental. En effet, la consommation de produits de seconde main ou le covoiturage permet selon-eux de réduire les effets néfastes sur l’environnement.

Par exemple, l’entreprise BlaBlaCar encourage le comportement du covoiturage avec son Zero Empty Seat (zéro siège vide). Blablacar indique que grâce aux utilisateurs de leurs services, ils réalisent une économie de 1,6 millions de tonnes de CO2 chaque année. Cette économie de carburant semble très avantageuse pour les utilisateurs qui considèrent polluer moins et à moindre coût. Cependant, ces gains d’énergie obtenus par le partage de la voiture sont réalisés au détriment d’un autre transport. En comparaison, le train pourrait être un moyen de transport que l’utilisateur aurait pu choisir. De plus l’utilisation du train, bien qu’également polluante, en étant amortie par une plus grande quantité de passagers va être tout de même moins polluante que la voiture. Privilégier le train génère donc beaucoup moins de CO2 qu’un voyage en covoiturage.

De plus, lorsque des personnes vont échanger des biens via la plateforme leboncoin, ils vont limiter leurs dépenses tout en donnant une seconde vie au produit. Par exemple : une personne qui souhaite récupérer un meuble de seconde main dans une ville voisine va pouvoir l’acheter à un prix inférieur à celui qu’il aurait pu acheter neuf en magasin. Il va également pouvoir le récupérer plus rapidement. Cependant, lorsque l’acheteur se déplace dans une ville éloignée pour chercher son bien, il est obligé d’utiliser sa voiture ce qui aura également un impact environnemental. Cependant c’est à l’utilisateur d’analyser l’avantage qu’il pourrait procurer de récupérer un bien de seconde main à une distance plus ou moins grande que celui qu’il pourrait retrouver en magasin.

En conclusion, on ne peut pas limiter l’économie collaborative à ces deux seules plateformes, qui restent des activités lucratives. D’autres plateformes vont dans le sens d’un mouvement culturel plus large, qui vont chercher à transformer nos manières de consommer les objets et nos usages. Le phénomène d’économie collaborative engendre une nouvelle communauté où les consommateurs ne souhaitent plus forcément être propriétaire de tous ses biens mais souhaitent privilégier les échanges (notamment lorsque ce sont pour des usages ponctuels) et encourager un rapport positif avec l’environnement. Certaines boutiques ou associations proposent de plus en plus des services de d’entretiens, comme par exemple pour réparer des vélos.

A propos de Sarah DUWALD

Etudiante en Master 2 Commerce électronique à la Faculté de Strasbourg.

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