Le Québec est-il le nouvel Eldorado du e-commerce ?

Selon une étude économique publiée par Détail Québec, la région serait propice à un accroissement exponentiel en termes de cyberachats.  

L’étude réalisée par l’organisme à but non lucratif, reprend plusieurs aspects essentiels et indicateurs qui démontre un secteur encore mal exploité et enclin à une marge de progression significative.

 

Une évolution constante des flux d’achats sur internet.

Selon l’étude, les transactions en ligne faites par les Québécois représenteraient 10,5 milliards de dollars en 2018 alors que ce chiffre était de 8,5 milliards en 2016. Une augmentation de plus de 23% en 2 ans qui reflète bien l’évolution de la demande sur le marché Québécois.

Les statistiques poursuivent en montrant que pour 5 dollars dépensés sur internet, 4 dollars le sont sur un site basé en dehors du Québec, ce qui représente 80% des achats en ligne faits par les Québécois.

 

Un manque de main d’œuvre.

Les mauvais résultats dans le domaine numérique s’expliquent notamment par une difficulté des entreprises québécoise à recruter de la main d’œuvre spécialisée dans le domaine du e-commerce. Si le commerce électronique représente en moyenne 20% des ventes annuelles des entreprises au Québec, la part des employés affectés à ce domaine dans l’entité reste généralement insuffisante. Seulement 30% des entreprises ont au moins un employé affecté exclusivement au e-commerce.

Les entreprises participantes à l’étude montrent un second problème quant à la main d’œuvre. En effet, ces dernières concèdent éprouver des difficultés à recruter du personnel spécialisé dans le domaine. Une bonne partie des employés affectés aux tâches numériques sont généralement des salariés formés « sur le tas » et issu d’un autre secteur au sein de l’entreprise.

Ces carences en ressources humaines sont souvent dues à une politique de recrutement trop confuse. Identifier les compétences nécessaires à un candidat reste un grand obstacle pour les recruteurs.

 

Peut-on parler d’Eldorado ?

Si les chiffres des entreprises québécoises sont certes en dessous de la moyenne par rapport aux régions voisines, la dynamique qui s’annonce semble montrer un changement.

Il est indéniable que la part du e-commerce va continuer à croître et les nouveaux arrivants (qu’ils soient futurs collaborateurs ou nouvelles entreprises), peuvent y voir une opportunité de tirer leur épingle du jeu.

En vu du contexte actuel il est légitime de penser que le Québec pourrait bien devenir un futur bassin d’emplois dans le domaine du e-commerce.

 

Site de l’enquête : https://www.detailquebec.com/etudes/

 

A propos de Guillaume NIERENGARTEN

Étudiant salarié en Master 2 Commerce Électronique à la faculté de droit de Strasbourg

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