La 5G, une technologie au soutien des nouveaux usages

Prévu pour une commercialisation en 2020, la 5G est présentée comme une véritable technologie de rupture, qui ne s’intéresse plus uniquement au monde de la téléphonie mobile, mais permet d’entrevoir la cohabitation d’applications et d’usages extrêmement diversifiés.

Afin de permettre l’émergence de ces nouveaux usages, la norme IMT-2020 de l’Union internationale des Télécommunications (UIT) établit trois grandes catégories d’usages, chacune comprenant des exigences particulières.

 

L’eMBB – Enhanced Mobile Broadband – suppose le déploiement d’un réseau très haut débit. Pour ce faire, il est nécessaire de procéder à la consolidation des infrastructures réseau afin, d’une part, de développer une meilleure couverture cellulaire, et d’autre part, de permettre la connexion dans une zone localisée d’un nombre en constante croissance d’appareils utilisant de grands volumes de données.

En ce sens, le développement d’un réseau mobile très haut débit vise à permettre à l’utilisateur final de bénéficier d’une expérience améliorée des applications mobiles nécessitant toujours plus de bande passante. Ainsi, qu’il soit à l’extérieur ou à l’intérieur d’un bâtiment, l’utilisateur final doit pouvoir être en mesure d’utiliser le réseau mobile, que ce soit dans le cadre professionnel, scolaire ou personnel (streaming video 4k, 8k, HDR, AR, VR, internet, etc.).

De même, l’émergence d’un réseau mobile très haut débit devrait permettre sur le long terme le développement de nouvelles offres dites FWA (Fixed Wireless Access). Avec des débits avoisinant ceux de la Fibre, la 5G devrait permettre d’offrir une connexion haut débit fixe aux foyers, ce qui permettrait le développement d’une concurrence potentielle entre les opérateurs du réseau mobile et les opérateurs du réseau fixe.

 

En 2019, on comptait environ 26,5 milliards d’objets connectés dans le monde. Ce chiffre est en évolution constante, de sorte qu’en 2025, le nombre d’objets connectés devrait dépasser les 75 milliards. Le mMTC – Massive Machine Type Communication – regroupe principalement les usages liés à l’Internet des objets. Afin de permettre à une quantité importante de dispositifs de se connecter au réseau, sans pour autant le surcharger, il s’agit de prendre en compte plusieurs facteurs sensibles : la couverture, la rentabilité, une faible consommation d’énergie et une disponibilité sur le long terme.

Cette catégorie d’usage permettra notamment le développement d’une agriculture intelligente, des smart cities, des smart grids ou encore en matière de domotique connectée.

 

La dernière famille d’usage est l’uRLLC – ultra reliable and low latency communications – qui regroupe les communications qui requièrent une haute fiabilité, une connectivité à faible latence avec un niveau de sécurité et d’efficacité élevé.

Présentant un très grand potentiel de développement en terme économique, cette catégorie inclut les véhicules autonomes, les drones, la télémédecine, l’automatisation industrielle, qui sont encore au stade des technologies émergentes.

Outre le développement de la 5G, ces marchés nécessitent, pour qu’ils émergent, un haut degré d’innovation et le développement d’une législation appropriée. Par exemple, plusieurs pays, tels que les États-Unis et l’Allemagne, prévoient de fournir des fréquences réservées aux réseaux privés. Celles-ci ont suscité l’intérêt initial d’industries telles que la fabrication et l’exploitation minière qui veulent avoir le contrôle de la performance du réseau (disponibilité, bande passante et latence), des coûts et de leurs données.

A propos de Georges BERGER

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.