Les serres connectées : vers une nouvelle méthode pour se nourrir

Dans le monde où nous vivons actuellement, il existe de plus en plus de problématiques liées à l’écologie et à la nourriture. Les gens veulent consommer de la nourriture saine, bio, sans organismes génétiquement modifiés et sans pesticides et préfèrent même produire leurs propres fruits, légumes et plantes aromatiques dans leur jardin et potager. Néanmoins, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un jardin ni même le temps et les compétences nécessaires pour s’en occuper.

Avec le développement de la technologie et des innovations agricoles, il est désormais possible de cultiver ce que l’on veut dans des espaces réduits grâce à des outils et moyens intelligents. C’est le cas notamment des serres connectées.

Notre santé est fortement impactée par notre alimentation. Les gens sont de plus en plus réticents à l’égard des produits vendus en grande surface et les fruits et légumes ne font pas l’exception. En effet, les industriels appliquent la règle de l’offre et de la demande et négligent la qualité des produits privilégiant ainsi la quantité et le rendement.

Selon l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la production vivrière mondiale doit augmenter de 60% pour pouvoir répondre au besoin des 9 milliards d’humains que va compter la planète en 2050. Ainsi, les chercheurs essayent de trouver des moyens et des outils qui permettront de nourrir la planète et de répondre à des obligations de rendements sans nuire à la qualité des produits mis sur le marché, ni compromettre la biodiversité.

Avec l’émergence de l’internet des objets, il est possible dorénavant de faire pousser ses fraises, des tomates et différentes plantes aromatiques chez soi dans des espaces réduits. C’est un rêve de citadin devenu réalité grâce à la technologie adaptée à l’agriculture. Ainsi, plusieurs entreprises travaillant dans le domaine du numérique appliqué à l’agriculture proposent des solutions afin de simplifier la gestion du potager ou du jardin.

Myfood, une start-up alsacienne, offre un concept de serres connectées qui permettent de produire de manière durable et responsable des fruits et légumes tout en réduisant l’empreinte carbone. L’entreprise en question propose des serres clés en main à destination des entreprises, des collectivités et du grand public quelle que soit la surface disponible du moment où ils disposent d’une terrasse ou d’un jardin à partir de 3,5 m².

Les serres connectées proposées par l’entreprise fonctionnent selon deux techniques combinées à savoir l’aquaponie et la permaculture. « La production des végétaux consiste à installer des aquariums dans la serre et d’utiliser ainsi les déjections des poissons pour nourrir les plantes qui poussent au-dessus dans des tours verticales. Des bacs de permaculture sont installés le long des parois et permettent d’alimenter les plantes durant 3 semaines » explique l’entreprise Myfood.

Grâce à l’intelligence artificielle, les algorithmes permettent l’optimisation de la gestion des performances des installations. Des notifications sont envoyées directement sur le téléphone du propriétaire pour le tenir au courant de l’évolution de sa production. Il n’a besoin que d’une petite heure par semaine pour l’entretien de la serre.

Les nouvelles générations des serres connectées ont des avantages considérables. Elles permettent d’une part un suivi simple de l’entretien des serres. En effet, sans être un expert du jardinage et pour quelques minutes d’entretien et d’attention par semaine, on peut produire ce que l’on veut grâce aux serres connectées.

Autre avantage des serres connectées ; elles offrent une autosuffisance alimentaire avec la production de 400 kg de fruits et légumes de qualité et 50 kg de poisson par an, ce qui est suffisant pour nourrir une famille de quatre personnes.

A propos de Yassine NABILI

Etudiant en Master 2 Commerce Electronique à l’Université de Strasbourg, je suis passionné par les nouvelles technologies et leur impact sur la société. Mes centres d’intérêt recouvrent ainsi les domaines du numérique, de l’innovation, de l'entrepreneuriat et du marketing digital.

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2 réponses

  1. Roumégoux Jean-Bruno dit :

    Merci Yassine pour cette très intéressante synthèse.

  2. Yassine NABILI dit :

    Je vous remercie Monsieur pour l’intérêt accordé à cet article.

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