Ma santé 2022 : une révolution numérique au services des patients et des professionnels de santé

L’un des enjeux majeurs du gouvernement à l’échelle 2022 est « d’accélérer le virage numérique » dans le domaine de la santé afin de mieux répondre aux besoins de tous, des patients et des professionnels.

La santé, dictée par la loi du marché numérique

Le numérique a envahi presque tous les corps de métiers de notre société au point où pour une entreprise, rester compétitif implique la nécessitée d’une adaptation aux dernières technologies. Les établissements de santé privée ont été les premiers à suivre ce virage numérique. On peut prendre l’exemple d’IBM qui a développé son intelligence artificielle Watson Health pour permettre le diagnostic des cancers. A cela s’ajoute l’accord signé le 24 septembre 2019 avec l’entreprise pharmaceutique française Guebert pour développer et commercialiser une intelligence artificielle en oncologie. Aujourd’hui, c’est au tour du secteur public de s’y mettre. C’est dans cette impulsion qu’a été adoptée la loi Pour une République Numérique entrée en vigueur le 8 octobre 2016. Elle pose un cadre général sur l’ouverture et la circulation des données, à garantir un environnement numérique et au respect de la vie privé.

 

Les objectifs de Ma santé 2022

Dans cette foulée, le parlement a adopté le 24 juillet 2019 la loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé. C’est dans cette perspective que le gouvernement a lancé sa stratégie Ma santé 2022 visant à répondre au retard que rencontre le système de santé sur le numérique. Tout d’abord, renforcer la gouvernance du numérique en santé. Cela consistera à optimiser le parcours de soin, libérer du temps aux professionnels et rendre le citoyen acteur de sa santé car il aura accès à ses données médicales. En outre, mettre sur pied une coopération entre le praticien et le patient par le partage et l’échange d’informations. Cela conduira au déploiement d’outils numériques et au développement de la e-santé. En plus, décentraliser le système de santé afin de favoriser une meilleure organisation des professionnels et donner la possibilité aux français de pouvoir se faire soigner à tout moment y compris ceux résidants dans les campagnes. Cette gouvernance numérique passe par un renforcement de la délégation ministérielle du numérique en santé. Ainsi, elle sera rattachée aux ministères des Solidarités et de la Santé. Quand on regarde de plus près, le numérique dans la santé aura un impact considérable.

 

Les apports du numérique

Introduire les outils numériques dans la santé est une initiative louable dans la mesure où cela permettra une rapidité dans les soins, un accès plus facile à un professionnel et ceci grâce à la création de l’Espace Numérique de Santé. L’introduction du numérique dans la santé va permettre le développement des prescriptions dématérialisées, de la télémédecine pour les médecins et le télé-soin pour les professionnels paramédicaux. Eu égard à ce qui a été dit, l’interopérabilité verra le jour. Autrement dit, elle permettra la communication de l’information entre les différents établissements de santé sur le même standard. Cela aura un impact considérable parce qu’on aura une ouverture des données, nécessaire pour les Labs e-santé. Ces Labs permettront de démocratiser les nouveaux concepts technologiques et les usages de la e-santé. La nécessité de l’innovation conduira à la création d’une Health data Hub, ce qui va moderniser l’exploitation des données afin de donner une ouverture à la recherche médicale. Cette utilisation des données personnelles nécessite une conformité au RGPD.

 

La protection des données médiales

L’utilisation, la réutilisation et l’ouverture des données des patients pour des besoins de recherche médicale implique une garantie de protection de ces données. Le gouvernement envisage de mettre sur pied des mesures de sécurité suffisante pour les besoins du respect de la vie privée parce qu’il faut dire qu’en principe, les données médicales sont très sensibles et par conséquent, leur traitement est interdit par la directive général sur la protection des données sauf exception. C’est pourquoi il existera une messagerie sécurisée, un hébergement des données certifiées et la promotion d’une culture de la sécurité dans les organisations. La sécurité de ces données dans une société numérique qui ne cesse de faire face aux cyberattaques est un enjeu majeur pour le gouvernement. Considérant ces risques, Ma santé 2022 envisage la constitution d’une Commission de l’éthique numérique en Santé.

lire aussi…

Les 3 innovations proposées par La Poste en matière de e-santé.

A propos de Parfait PEMAMBOU

Etudiant en Master 2 Droit de l'Economie Numérique Président de l'association ACEDEN A la recherche d'un Stage de 6 mois

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.