La 5G : très haut débit, plus d’ondes et un nouveau risque pour notre santé

La 5G fait couler beaucoup d’encre depuis l’annonce de son arrivée. C’est le sujet de crispation actuel. Pendant que les opérateurs téléphoniques font son éloge, la société civile et les associations manifestent soit pour interdire sa mise en service soit pour plus amples explications sur ses effets niveau santé.

Comment en sommes-nous arrivés à la 5G ?

La cinquième génération (5G) de standard téléphonie mobile est la dernière d’une longue série. Avant elle, nous avons connu la 1G qui ne servait qu’à transmettre de l’information. Ensuite est venue la 2G où nous voyions apparaître une interaction entre les internautes. La 3G quant à elle a apporté un champ sémantique dans le web. Actuellement nous sommes dans la 4G, c’est un haut débit soit 10Mbit/s à 80Mbit/s. C’est aussi le début du web Intelligent et des objets connectés. Mais la nécessité d’apporter des solutions plus concrètes afin de répondre à des problématiques de santé, économique et sociale laisse entrevoir que la 4G est dépassée d’où l’importance de passer à la 5G, objet de controverse.

 

La nécessité d’une 5G

Dans une société toujours plus avide de croissance économique, au défi de l’industriel du futur, à l’avancée médicale et à l’innovation numérique afin de rester concurrent sur la scène nationale et internationale, implique de s’offrir les services de la 5G technologie-clé. Elle vient pallier les carences de la 4G autrement dit, elle permettra d’atteindre plusieurs gigas bits par seconde où la 4G n’est qu’à des mégas bits par seconde. On note là un très haut débit et une quasi-absence de temps de latence. La 5G sera indispensable. Elle permettra de nouveaux usages numériques comme dans le domaine de la santé, où elle permettra des diagnostics automatiques ou des télé-soins via l’intelligence artificielle. Dans le domaine du travail, le télétravail pourra enfin être une réalité. Elle facilitera aussi le déploiement des objets connectés, de la voiture autonome, de l’intelligence artificielle, de l’E-commerce et l’éducation etc. La 5G pénétrera toutes les couches de la société. Mais cette prouesse technologique n’est pas sans revers.

 

Les inquiétudes autour de la 5G

C’est un sujet de controverse actuellement que ce soit en France ou dans le reste des pays de l’Union qui envisagent s’offrir les services de cette dernière technologie. En Suisse, les manifestations de l’Association Frequencia ont dû freiner le projet d’installation de la 5G dans plusieurs Cantons.  Les détracteurs de la 5G estiment qu’elle aurait des effets néfastes sur la santé dans la mesure où ça nécessitera plus d’antennes ce qui conduira à plus d’émission d’ondes et par conséquent une exposition importante. On note l’arrivée de nouvelles maladies comme les migraines, les tumeurs cancéreuses pourtant les recherches médicales effectuées jusqu’à ce stade n’ont pas apporté de certitudes sur son impact au niveau de notre santé. Notons que l’arrivée de la 3G et de la 4G n’avaient pas été accueilli en grande pompe. Pour l’instant, la 5G est encore en phase d’expérimentation.

 

L’expérimentation de la 5G par l’Arcep

Afin d’éclaircir le mystère autour de la 5G, l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution (Arcep) a lancé une campagne d’expérimentation de la 5G sur une bande de 26 GHz alors que les 4G+ ne peuvent émettre que sur une bande allant de 800 à 2600MHz. L’objectif est de réaliser une expérimentation technique pour appréhender la technologie 5G et les contraintes de déploiement. Dès le début 2020, la 5G sera déployée dans certaines villes de française mais il faudra attendra jusqu’en 2025 pour qu’elle soit répandue dans tout le pays. Cependant, même si la 5G sera émise à partir des bandes d’antenne dite millimétriques, elle ne doit pas dépasser le seuil autorisé.

 

Le seuil limite autorisant les émissions d’ondes

Selon le service Nationale d’Assistance sur les Champs électromagnétiques et la Commission électrotechnique Internationale (CEI), les antennes font courir au corps une exposition totale. Ainsi, le seuil limite pour les antennes GSM 900 est 41 V/m et les antennes GSM 1800 est 58 V/m. En outre, l’usage des téléphones n’exposent qu’une partie du corps donc, la valeur limite réglementaire à ne pas dépasser pour un portable est de 2 w/kg qui est mesurée par le DAS (débit d’absorption spécifique). Ainsi, la valeur d’exposition des antennes 5G est de 3,5GHz. Par conséquence, cette nouvelle génération de téléphone 5G ne doit pas dépasser le seuil de 2 w/kg.

 

A propos de Parfait PEMAMBOU

Etudiant en Master 2 Droit de l'Economie Numérique Président de l'association ACEDEN A la recherche d'un Stage de 6 mois

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