Open Access : Libérer les données de la recherche ! (partie 1)

A l’occasion de l’« Open access week 2019 » ayant eu lieu du 21 au 26 octobre dernier, il est opportun de revenir sur cet évènement international.

Cet évènement vise à sensibiliser les chercheurs et les professionnels de l’information scientifique et technique (IST) aux avantages et aux apports que délivre ce mouvement de l’open access.

Qu’est-ce que l’open access ?

L’open access se définit comme la mise à disposition en ligne des résultats de la recherche scientifique, sans restriction c’est-à-dire sans barrière financière, légale ou technique autre que celles indissociables de l’accès et l’utilisation d’internet tout en respectant le droit d’auteur.

L’open access n’est pas nouveau ! En effet, ce mouvement a démarré dans les années 1990, grâce à l’essor d’internet. De nombreuses déclarations sont venues accompagnées ce mouvement tels que l’« Initiative de Budapest pour l’Accès Ouvert » en 2002. Au-delà des texte, l’origine de l’open access reste une initiative des communautés de chercheurs. Ces derniers ont eu la volonté de donner un accès en ligne et gratuit aux publications scientifiques.

Les différentes manières de publier en open access

Il existe deux voies dans le cadre de la publication en open access. On distingue la voie dorée (gold open access) et la voie verte (green open access).

  • La voie dorée

Dans le cas de la voie dorée, il s’agit de publier dans une revue en libre accès totalse finançant de manière différente que par le biais d’abonnements. En effet, il est possible de financer les coûts d’édition en amont par d’autres systèmes tels que le modèle auteur-payeur, la subvention ou encore le freemium et la souscription (mettre lien des définitions). Ces méthodes de publication correspondent à 8% de la littérature mondiale.

  • La voie verte

La voie verte, quant à elle, consiste à déposer son article de recherche scientifique dans une archive ouverte. L’archive ouverte est une base de dépôt et de référencement de publications de la recherche scientifique et de l’enseignement accessible gratuitement sur le web. Elle peut être institutionnelle (exemple : Université de Strasbourg), régionale (exemple : OpenAir pour l’Europe), ou disciplinaire.

Généralement, les chercheurs déposent leurs articles dans une archive ouverte après approbation d’un éditeur pour le publier. Le lecteur pourra donc lire l’article soit dans la revue, soit dans l’archive ouverte. Cette méthode permet une diffusion plus large de l’article en question ainsi qu’un archivage des contenus indépendamment de l’éditeur. L’open access permet alors une autonomie des chercheurs en tant qu’auteur de leurs publications et ne sont donc plus dépendant des éditeurs.

La place stratégique des chercheurs

Les chercheurs sont les principaux acteurs dans le cadre de l’open access. Ils tiennent également une place déterminante en tant qu’auteur de publication scientifique.

La principale tâche d’un chercheur est de communiquer ses résultats de recherche en publiant dans des revues scientifiques par le biais d’un éditeur. L’accès à cette revue est payant ce qui signifie qu’il faut souscrire un abonnement ou encore acheter l’article pour pouvoir le lire.

Ainsi, l’université paie les chercheurs pour leur travail mais elle rachète également leurs travaux en s’abonnant à ces revues. Dans ce sens, elle débourse doublement des fonds publics pour un travail qui ne sera pas pleinement accessible (à moins de souscrire un abonnement à toutes les revues). N’oublions pas que le budget de l’université pour la documentation est limité et que les tarifs des abonnements aux revues ne cessent d’augmenter en parallèle. Cela pose un problème en termes d’accès aux données pour les chercheurs et les professionnels.

Par conséquent, l’open access est une solution qui s’impose pour sortir d’un tel cloisonnement. Le développement de ce mouvement passe donc tout d’abord par les chercheurs en publiant leurs recherches en open access pour permettre une mise à disposition de leurs savoirs et les faire évoluer.

A propos de Marie ACKERMANN

Citoyenne du numérique et en quête de nouveaux défis, j'ai choisi de m'orienter pour mon Master 2 vers le Droit de l'économie numérique. Le monde du numérique est une grande source de curiosité d'autant plus que notre droit n'est souvent pas adapté à ses évolutions constantes. Il m'est donc indispensable d'analyser l'actualité des nouvelles technologies pour mettre en lumière les différents enjeux impactant nos sociétés.

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