La reconversion d’un bunker militaire en “cyberbunker” clandestin

L’innovation successive autour des nouvelles technologies, et leur généralisation au sein de la société, ont amené à l’apparition de nouvelles formes de criminalité et de délinquance. Il est donc nécessaire de les prendre en compte. 

C’est alors que la police allemande détecte l’occupation d’un ancien bunker près de Traben-Trarbach en Allemagne. Mais que faire d’un ancien bunker dans un petit village allemand ? Transformer cette ancienne installation militaire jadis occupée par l’OTAN en datacenter ! Ce lieu avait été racheté en 2012 par un Néerlandais pour le transformer en datacenter connu sous le nom de « cyberbunker ».

La police allemande, durant leur opération, a saisi environ 200 serveurs où étaient hébergés de nombreux marchés du « Dark web ». On y retrouve, le site d’arnaque financière « Wall Street Market », le portail de la drogue « Cannabis Road » mais aussi des serveurs utilisés pour le trafic de la pornographie enfantine ou de cyberattaques. Ces activités permettaient à des vendeurs d’approvisionner un certain nombre de clients.

Néanmoins, l’étendue des crimes de ce « cyberbunker » ne s’arrête pas aux frontières nationales allemandes. Les forces de l’ordre ont également effectué des perquisitions en Pologne, aux Pays-Bas, et au Luxembourg en rapport avec les activités du « cyberbunker ».

Au total, 13 personnes seraient impliquées dans ces activités dont 4 ont été interpellées par crainte de fuite. La police allemande a également saisi environ 41 millions de dollars (l’équivalent de 37 millions d’euros) issus de ces activités.

A propos de Rahime ACAR

Etudiante en Master 2 Droit de l'économie numérique, je suis particulièrement intéressée par les enjeux juridiques et techniques de la cybersécurité et la protection des données personnelles.

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