Hausse inquiétante du coût des violations de données

Le 3 septembre 2019, IBM a communiqué en collaboration avec Ponemon Institute son rapport sur les conséquences financières des violations de données. Ce rapport révèle une hausse significative du coût des cyberattaques sur les organisations à hauteur de 12 %, ce qui représente 3,92 milliards de dollars en moyenne.

Le constat de flambée du coût des violations à l’échelle mondiale

Les données personnelles, bien qu’étant immatérielles, constituent pour certains le nouvel or noir du XXIème siècle étant donné leur position au sein de l’économie actuelle et la source d’enrichissement qu’elles représentent. Les entreprises en collectent de plus en plus, mais ceci n’est pas sans conséquence. En effet, toute chose possédant une grande valeur est convoitée et cherche à être acquise, mais pas forcément de manière légale. C’est pourquoi l’économie numérique dans laquelle nous sommes, regorge de pirates informatiques dont les attaques menacent désormais lourdement les organisations.

Le rapport d’IBM repose sur l’analyse de plus de 500 organisations ayant été victimes d’une violation de données en cours de cette année. Il révèle que les petites et moyennes entreprises sont les plus touchées financièrement par ces violations de données avec un coût moyen de 2,5 millions de dollars. On comprend alors que la menace des attaques informatiques doit parfaitement être intégrée chez les PME. Elles ne doivent pas hésiter à employer des mesures techniques et organisationnelles de cyberdéfense, pour les contrer, ou dans le pire des cas les affronter afin d’en minimiser les conséquences.

Les entreprises françaises non épargnées par le phénomène

32 entreprises françaises ont d’ailleurs participé à cette étude, qui montre, d’ailleurs, que 56 % des violations ne sont pas accidentelles, mais bien d’origine criminelle (issues de malware principalement). On note également une progression du coût total moyen des violations de données de 8,39 % par rapport à l’année précédente, représentant ainsi, 3,85 millions d’euros.

Enfin, le délai moyen d’identification d’une violation de donnée est en hausse passant cette année de 210 à 225 jours.

 

A propos de Sonia SEKKOUR

Étudiante en Master 2 Droit de l'économie numérique. Sensible à la protection des données personnelles, la cybersécurité et plus globalement aux enjeux que revêt la transformation numérique sur notre société.

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