Le numérique, nouvel espoir des patients souffrants d’addictions

Les addictions se multiplient et sont un vrai fléau. Selon un rapport commandé par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues, l’e-santé et plus précisément la m-santé, pourrait être un moyen pour aider les patients à combattre leurs addictions.

En mai dernier, le président du Fonds Actions Addictions, Michel Reynaud dans son rapport alerte sur les dégâts que cause l’addiction en France. Les différentes addictions causent 120 000 morts par an. Certaines sont classiques comme le tabac, l’alcool ou la drogue, mais d’autres ont fait leur apparition, comme les réseaux sociaux ou les jeux vidéo. Selon une étude, seulement 20 % des personnes souffrant d’une addiction sont prises en charge.

Ce paradoxe s’explique souvent par la honte ressentie par les personnes, elles n’osent donc pas en parler. Et quand on sait que 90 % des Français ne se séparent pas de leur smartphone à moins d’un mètre cinquante, il faut peut-être l’envisager comme un moyen de venir en aide aux malades.

Le smartphone pourrait être le meilleur moyen pour apporter un soutien aux personnes dépendantes. Des messages d’aide pourraient leur être envoyés à chaque difficulté. Un alcoolodépendant pourrait géolocaliser tous les bars ce qui lui permettrait de recevoir un message de soutien dès qu’il passerait devant. L’application mobile permettrait également de parler directement avec un médecin ou un addictologue grâce à un bouton panique. La m-santé permettrait aux personnes qui en ressentent le besoin, de parler plus facilement de leurs addictions grâce à un système d’anonymat.

Mais ce nouveau moyen suscite évidemment des inquiétudes. La plus importante concerne l’absence de relations humaines qui serait un élément extrêmement important entre un médecin ou un addictologue et son patient. Le second point important serait la protection des données, car bien évidemment, des données sensibles seraient traitées par ces différentes applications, ce qui nécessite de toute évidence une protection poussée. Il s’agirait également de garantir l’anonymat des personnes et de se protéger contre tout vol de données.

Évidemment ce n’est pas un traitement médical comme le serait un traitement médicamenteux, mais il s’agirait plus d’enclencher la mise en place d’une psychothérapie, un bon moyen pour commencer à traiter ses addictions et peut-être une solution pour en venir à bout.

La technologie ne sera pas la solution miracle pour vaincre le phénomène d’addiction, mais combinée à d’autres moyens existants, cela pourrait être une opportunité qui permettrait de mieux soigner.

A propos de Sandra RODRIGUES

Férue de nouvelles technologies, j'ai cumulé ce vif intérêt avec ma culture juridique en choisissant la voie du Droit de l'économie numérique pour mon Master 2. Dotée de connaissances en propriété intellectuelle et sensibilisée à la protection des données, j'ai pu élargir mon champs de compétences et me passionne aujourd'hui pour la cybersécurité.

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