La riposte des hypermarchés français face au e-commerce

Face aux ventes en ligne, au marché de l’occasion et à l’empire Amazon, les ventes en hypermarchés ont drastiquement diminué. Leur chiffre d’affaires repose désormais principalement sur l’alimentaire. Et quoi de plus normal que d’être séduit par le e-commerce. On y trouve de tout à portée de clic, à moindre coût et avec des délais de livraison très courts.

Pour faire face à ce problème, l’enseigne Géant s’est alliée avec le géant français C Discount en installant un espace high-tech dans ses magasins avec des étiquettes connectées qui affichent en temps réel le meilleur prix en fonction du marché. Géant a également installé un rayon outlet afin de proposer les invendus à prix cassés. Leclerc a aussi installé un rayon d’occasion dans lequel les particuliers viennent déposer leurs objets d’occasion en échange d’une carte cadeau à dépenser dans l’enseigne.

Les hypermarchés tentent également de sauver leurs commerces en proposant de faire les courses en ligne. En effet, cette tâche quotidienne est souvent considérée comme une corvée : il faut prendre la voiture, se repérer dans les rayons, attendre à la caisse, charger et décharger les courses … Carrefour city a donc adopté le concept du drive piéton : il s’agit de passer la commande sur le site ou l’application puis aller la récupérer en magasin. Quant au groupe Casino, il n’hésite pas à attaquer Amazon sur son propre terrain : la livraison à domicile. Casino s’est allié au cybermarché britannique à la pointe de la technologie pour développer le e-commerce de Monoprix en s’équipant d’un entrepôt entièrement robotisé dont les chariots se déplacent au-dessus d’une multitude de bacs pour récupérer les produits. Les commandes peuvent ainsi être préparées en moins de six minutes ! Un gain de temps qui permet de proposer des prix très concurrentiels, au détriment des emplois physiques.

Enfin les centres commerciaux se réadaptent en proposant des espaces loisirs : bowling, trampoline park, saut à l’élastique et autres, tandis que d’autres installent des caméras afin de pister les mouvements des visiteurs et de leur proposer des services en fonction de leurs envies soulevant ainsi de nouvelles problématiques juridiques en raison des données personnelles collectées.

A propos de Camille VAUGARNY

Construite autour de valeurs sportives, déterminée et surtout passionnée par les NTIC, je finalise actuellement mon Master 2 Droit de l’économie numérique après une spécialisation en Propriété intellectuelle en Master 1. Le monde numérique, source intarissable de challenges d’envergure, est en mise à jour constante et je me passionne à identifier, comprendre et analyser ces nouveaux défis qu'ils soient techniques, juridiques ou sociétaux.

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