Les atouts de la Blockchain au service du transport et de la logistique

 

 

La technologie Blockchain pourrait profondément transformer et moderniser le commerce international, en allant jusqu’à la mettre en comparaison avec l’invention du conteneur de Malcom Mc Lean dans les années 50. Tout comme pour cette innovation qui a bouleversé le transport maritime, la blockchain a le potentiel de réduire considérablement les coûts du fret maritime, mais aussi de créer un nouveau paradigme de digitalisation et de standardisation des chaînes logistiques, reposant encore majoritairement sur des supports papiers.

 

Depuis 2016, de nombreuses expérimentations ont été réalisées, dans les secteurs tels que le transport, l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique, le luxe, le vin etc… Voici des projets qui exploitent les avantages et possibilités qu’offre la technologie blockchain dans le secteur du transport :

  • Le port de Rotterdam a lancé en 2016 un consortium dans le but de développer des applications blockchain dans le fret maritime. Plusieurs dizaines d’entreprises et d’institutions néerlandaises ont participé à ce projet.
  • L’armateur danois Maersk (leader mondial du fret maritime en 2016) a également annoncé le lancement d’une application blockchain basée sur le protocole développé par Hyperledger Fabric, en partenariat avec le groupe IBM, afin de numériser sa chaîne d’approvisionnement de A à Z. L’objectif du projet est de détenir un registre qui permet d’inscrire tous les déplacements des conteneurs, de façon transparente et infalsifiable. Maersk souhaite donc optimiser la traçabilité des conteneurs qui circulent et passent par différentes parties prenantes : expéditeurs, douanes, transporteurs, ports, transitaires… Quand l’un de ces acteurs de la chaîne logistique signe un document lié à un conteneur, les informations sont directement associées à une version numérique. Une empreinte unique cryptée est alors associée à chaque documents, et les informations deviennent accessibles aux autres parties prenantes. Il devient donc plus facile de traiter les litiges éventuels, car les informations sur le circuit du conteneur inscrites dans la blockchain sont immuables, transparentes et infalsifiables. En complément de ce registre distribué, les développeurs de ces solutions souhaitent associer des puces NFC ou RFID afin de faciliter la collecte d’informations et de données sur l’état de la cargaison et les conditions de transport.

 

En conclusion, la mise en place d’une blockchain dans le secteur du transport peut permettre de réduire de manière considérable les délais d’expédition et de transits, mais aussi de lutter contre les fraudes. Cela permet de standardiser, d’automatiser et de rationaliser les vérifications des livraisons de marchandises.

La blockchain pourrait donc s’imposer dans le secteur du transport, notamment le transport maritime qui représente près de 90% du transport de marchandises. L’adéquation du domaine avec ces nouvelles solutions digitales réside notamment dans le fait qu’il existe un nombre important d’intermédiaires assurant une inspection dans la chaîne logistique. L’implémentation d’une technologie blockchain permettrait de simplifier ces étapes administratives, d’assurer un service plus rapide (une vérification classique pour une marchandise peut entrainer le maintien d’un ou plusieurs conteneurs), de renforcer la confiance entre les parties prenantes (registre partagé transparent et infalsifiable) tout en réduisant les coûts de manière considérable.

 

 

A propos de Hugo SPIESS

Étudiant entrepreneur, en formation continue à l'université de droit de Strasbourg en Master 2 Commerce Électronique.

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