Starlink : préparez-vous à l’Internet très haut débit depuis l’espace, proposé par SpaceX

On ne le présente plus, Elon Musk est devenu une figure dans le domaine des innovations technologiques, depuis ses fameuses voitures électriques Tesla, jusqu’à son entreprise astronautique privée SpaceX. Son panel de compétences fait rêver, passant de l’intelligence artificielle avec OpenAI (un article en parle ici), au service de paiement mondialement connu qu’est Paypal, sans oublier son projet de tunnels sous Los-Angeles…

Elon Musk prône l’innovation technologique pour améliorer le monde. Ses objectifs sont à la hauteur de cette ambition, ses sociétés se fixant des projets colossaux avec un calendrier chargé chaque année.

 

Les objectifs de Starlink :

Avec la conquête de l’espace et de Mars, SpaceX se lance aussi à la recherche d’un Internet très haut débit avec un projet lancé depuis 2015. L’idée est d’offrir de meilleures performances que les équipements terrestres actuels ainsi que permettre de relier le réseau à des zones reculées. Le projet originel était de lancer 4.425 satellites entre 1.110 et 1.325 kilomètres d’altitude, c’est-à-dire dans l’exosphère. Il s’agit de la couche la plus externe de l’atmosphère (vers 500 jusqu’à 50 000km d’altitude), là où se trouvent la plupart des satellites. Actuellement il y a 1.459 satellites actifs en orbites, et 2.600 inactifs (il est d’ailleurs possible de visionner les débris spatiaux nous entourant avec Google Earth).

En 2018 deux satellites tests ont été envoyés avec succès depuis la fusée Falcon 9.

 

Une nouvelle avancée pour le projet :

D’après le Traité de 1967 sur l’exploration et l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, les entités privées ne peuvent utiliser librement l’espace qu’à la condition d’y avoir été autorisées par leur État de rattachement.

Le 26 avril 2019, SpaceX a finalement eu l’accord de la Federal Communications Commission (« FCC » : agence américaine chargée de réguler les télécommunications), de lancer ses satellites Starlink[1]. La hauteur a été revue à la baisse pour atteindre 550km d’altitude.

S’il s’agit d’une nouvelle avancée pour le projet, il faudra encore attendre avant d’accéder à un Internet très haut débit venant de l’espace. Les Etats-Unis seront les premiers à en bénéficier, avant de l’étendre au reste du monde si tout fonctionne. Un premier service serait effectif aux alentours de 2020. D’ici 2024, la moitié de ses satellites devraient être actifs, d’après les estimations de SpaceX.

L’espace devient de plus en plus attractif pour de nombreux projets. Il ne s’agit pas que d’envoyer des robots (voire des Hommes) visiter d’autres planètes. En effet, il possède d’autres ressources convoitées. Les astéroïdes recèlent de minerais qui, avec une technologie plus poussée, pourraient un jour être exploités. L’espace est un lieu de démonstration de la puissance technologique des pays, incitant chaque Etat à développer de nouvelles technologies. Des intérêts divergents apparaissent, notamment avec le nombre croissant de satellites. Des sociétés concurrentes à SpaceX avaient relevé des risques de collisions, ou d’interférences entre les satellites ; mais les arguments ont été rejetés par la FCC.

Des Traités internationaux ont déjà été réfléchis pour réguler le droit spatial depuis les années 1960. Mais les innovations technologiques toujours plus développées pourraient mener à engager de nouvelles réflexions autour de ce sujet.

[1] https://docs.fcc.gov/public/attachments/DA-19-342A1.pdf

 

A propos de Léa VERMERSCH

Student in IP / IT law, I am interested in all the problematics (especially legal questions) linked to new technologies: GDPR, cybersecurity... I love traveling and experiencing new adventures, and I am also passionate about the digital world and all the opportunities it can give.

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