La fusion Messenger, Instagram Direct, WhatsApp : bonne ou mauvaise nouvelle ?

En janvier 2019, le fondateur de Facebook, en faisant la présentation des résultats financiers du groupe, a choqué le monde de la tech en annonçant une intégration des infrastructures de ses trois services de messagerie : Messenger, Instagram  Direct et WhatsApp. Les raisons d’une telle démarche seraient la commodité et la protection de la vie privée des utilisateurs de ces services. En effet, Marc Zuckerberg a affirmé que  l’objectif était de créer de meilleures expériences de messages avec comme priorité la rapidité, la simplicité, la fiabilité et la vie privée. Ainsi, un utilisateur de Messenger pourra, par exemple, communiquer directement avec un utilisateur de WhatsApp sans avoir à changer d’application.

Toutefois, une telle intégration n’est pas sans soulever de sérieuses questions relatives, entre autres, à la vie privée. Selon 20 minutes, une telle unification devrait centraliser 2,6 milliards d’utilisateurs mensuels sur la nouvelle plateforme. Facebook, comme Instagram, ont prouvé, par le passé, leur faillibilité en terme de protection des données et de la vie privée. Par contre, WhatsApp qui a été conçu dans la philosophie même de respecter la vie privée avec son système de cryptage, fait partie des services de messageries les plus sûrs.

Facebook va-t-il donc élever le niveau de protection de Messenger et Instagram Direct pour atteindre les standards de sécurité de WhatsApp, ou va-t-il le diminuer et mettre WhatsApp au même niveau de sécurité que ses deux autres services de  messagerie?

Marc Zuckerberg a rapidement calmé ces inquiétudes en affirmant que la technologie du cryptage sera bel et bien étendue à la nouvelle plateforme. Si cela répond théoriquement aux incertitudes liées à la vie privée, la question de l’utilisation des données personnelles demeure entière. Le RGPD devrait rassurer les utilisateurs européens. Cependant, il serait naïf de ne pas voir ici une tentative de renforcement de la collecte et l’utilisation des données, entre autres, à des fins publicitaires.

La nouvelle plateforme devrait être disponible en 2020. D’ici là, nous l’attendrons, comme la commission de protection des données irlandaise, avec scepticisme et prudence.

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