De la publicité déguisée aux arnaques : le côté négatif des influenceurs

Les partenariats entre influenceurs ne sont pas toujours mentionnés, contrairement à ce qu’impose la loi (LCEN article 20). Les dérives sont de plus en plus fréquentes et dépassent le stade de la simple publicité déguisée. Entre fausses promotions, entreprise inexistante, produits surpayés et inefficaces, les mauvaises pratiques s’intensifient.

 

Fin 2017 le magazine 60 millions de consommateurs dénonçait le « bon plan Nabilla ». Un site de vente en ligne de produits de marque à des prix soldés défiant toute concurrence était à l’origine de la promotion faite par les influenceurs. Aucun partenariat n’était mentionné et les consommateurs ayant acheté sur ledit site ont en réalité été arnaqué. Environ 250 internautes sont tombés dans le panneau pour un préjudice évalué à 8 370 euros. Le site bénéficiait d’un numéro SIRET erroné et s’est tout simplement volatilisé sans honorer ses commandes.

Autre exemple polémique : celui d’Anaca3, produit controversé, dont les effets de ces gélules minceurs étaient pourtant fortement recommandés par les influenceurs. Aujourd’hui de nombreux témoignages, tel que celui de la blogueuse Carline Beauté, dénonce l’inefficacité de ce produit ainsi que ses effets indésirables.

Des influenceurs font régulièrement la promotion des kits de blanchiment dentaire, alors même que certains portent des facettes. Dans cette gamme on retrouve la poudre de charbon censée blanchir les dents mais potentiellement dangereuse car abrasive. Elle est vendue 15 fois plus chère que sur les sites classiques !

A la fin de l’année 2018, beaucoup d’offres douteuses circulaient sur les réseaux. Qu’il s’agisse de montres, de bijoux, d’accessoires high-tech, de sport, ou encore du maquillage, tous sont proposés avec des réductions allant jusqu’à – 90%. Après quelques vérifications sur internet, on s’aperçoit que ces produits sont également vendus sur des sites tels que Amazon ou Aliexpress pour une bouchée de pain.

Un conseil : méfiez-vous des “influenceurs” qui privilégient l’argent des partenariats à la qualité de leur audience.

 

A lire également : Quelle protection pour nos jeunes internautes face aux contenus sponsorisés sur les réseaux sociaux ?

A propos de Camille VAUGARNY

Construite autour de valeurs sportives, déterminée et surtout passionnée par les NTIC, je finalise actuellement mon Master 2 Droit de l’économie numérique après une spécialisation en Propriété intellectuelle en Master 1. Le monde numérique, source intarissable de challenges d’envergure, est en mise à jour constante et je me passionne à identifier, comprendre et analyser ces nouveaux défis qu'ils soient techniques, juridiques ou sociétaux.

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