L’importance de la cybersécurité en Formule 1

 

Lancé dans une course sans fin à l’innovation, le secteur de la Formule 1 exploite de plus en plus de données afin d’améliorer les performances des monoplaces et de leur conducteur.

L’importance de l’informatique a été illustrée lors du Grand Prix d’Australie de 2018, qui voit Mercedes laisser échapper la victoire en raison d’un bug d’un de ses logiciels. En effet, un tel bug a entrainé un mauvais calcul d’écart entre Lewis Hamilton et Sebastian Vettel, permettant à l’Allemand de s’emparer de la première place.

La place importante de l’informatique pose ainsi des problèmes importants, notamment ceux relatifs à la cybersécurité. Les écuries le savent : pour pouvoir exploiter à bien le potentiel des données récoltées, il faut pouvoir les protéger. 

En 2014, l’écurie Marussia avait perdu les données d’une journée entière d’essais, en raison d’un virus téléchargé malencontreusement par un technicien. Or, en une semaine d’essais, les données produites peuvent aller de 5 à 10 To, ce qui est considérable. Ces données peuvent notamment contenir des informations critiques sur les monoplaces et leurs performances. 

Il n’est pas non plus à cacher que la Formule 1 est un secteur touché par l’espionnage industriel, tant les données et informations récoltées sont importantes, même si elles paraissent minimes. Il existe plusieurs cas de ransomware, logiciel malveillant qui réclame un paiement pour rendre des données prises en otages, mais cela reste sous silence dans le secteur de la F1. Ces ransomware sont la plupart du temps suspectées d’être l’oeuvre d’un tiers mandaté par une écurie rivale.  

Les acteurs de la Formule 1 commencent à prendre conscience de l’importance de la cybersécurité. On remarque ainsi qu’elles se dotent de plus en plus de partenaires spécialisés dans le secteur. L’un des exemples marquants est celui de Williams et Thales qui sont devenus partenaires en 2016. 

Toutefois, les écuries semblent pleine de ressources et commencent à miser sur des technologies nouvelles, encore peu exploitées. On peut prendre l’exemple de Mercedes-AMG Petronas, dont l’un des derniers projets en date est celui de la technologie blockchain, registre d’échanges décentralisé et infalsifiable, ce qui permettrait notamment de répondre à l’espionnage industriel via les ransomwares. 

La technologie fait partie intégrante de la Formule 1, encore faut-il prendre conscience de l’importance d’instaurer une politique de cybersécurité fiable pour prendre soin des données, éléments cruciaux à la victoire des monoplaces. 

 

 

A propos de Cecilia DI PIETRO

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