Brave : Une nouvelle vision de la publicité en ligne

 

Parmi les nouvelles plateformes qui utilisent la technologie Blockchain dans le domaine de la publicité digitale, c’est surement le projet le plus emblématique : la création d’un nouveau navigateur internet baptisé Brave, par le co-fondateur de Mozilla Firefox et inventeur du langage Java Script, Brendan Eich.

Déjà opérationnel, ce navigateur est en phase d’être associé à des tokens : les BAT (Basic Attention Token). Une levée de fond remarquable de 35 millions d’euros générés en 30 secondes par le biais d’une ICO (Initial Coin Offering) lancée en mai 2017.

 

Une navigation plus saine

 

Le navigateur Brave permet une navigation plus rapide car il bloque la majorité des publicités classiques, souvent indésirables, et les remplace par d’autres, uniquement commercialisées via son système considéré comme plus sain. Les garanties reposent sur la sécurisation des données, le respect de la vie privée des utilisateurs, et une meilleure adéquation avec les besoins des consommateurs.

Le jeton BAT fonctionne sur la blockchain Ethereum et détiendra le rôle de monnaie d’échange entre les éditeurs, les utilisateurs, les annonceurs et l’équipe du projet. Cette technologie permet un suivi en temps réel de l’interaction entre l’internaute et l’onglet web sur lequel est affiché la publicité et une mesure précise du temps d’engagement. C’est un moyen d’assurer aux annonceurs qu’ils paieront les éditeurs selon des proportions justes et fiables.

Pour les utilisateurs du navigateur, c’est la promesse de rester anonyme auprès des différentes parties impliquées et d’avoir le choix d’être soumis, ou non, à des publicités. S’ils acceptent la diffusion d’annonces commerciales pendant leur navigation, en sachant qu’elles seront adaptées à leurs centres d’intérêts et garantiront un respect de confidentialité, ils seront rémunérés en jetons BAT.

 

Un appel à la Commission Européenne

 

Par l’intermédiaire de Johnny Ryan Frhists, responsable des relations industrielles chez Brave, le groupe a officiellement sollicité Magrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence, afin d’établir une enquête sur le marché de la publicité en ligne. Le but poursuivi par le navigateur web est de démontrer que la concentration du marché publicitaire en ligne génère des pratiques anticoncurrentielles, portant atteinte aux consommateurs.

Brave évoque notamment les solutions proposées voire imposées par Google Ad Sense, qui font l’objet de vives critiques depuis plus de 10 ans. L’Union Européenne a notamment mené plusieurs enquêtes « anti-trust » afin de dénoncer les mauvaises pratiques des acteurs qui dominent le marché, spécialement Google, Facebook et Amazon. Il a été dénoncé, par exemple, que certains clients éditeurs ne pouvaient accueillir de nouvelles publicités provenant de régies concurrentes, les obligeant à accepter uniquement celles de Google. Cette main mise sur le marché permet à ces acteurs de contrôler les conditions de mise en place des annonces, d’exploiter les données personnelles de manière abusive, et d’établir une dictature des prix.

 

En résumé, l’équipe du projet Brave a pour ambition d’offrir aux utilisateurs :

  • Un moyen de préserver la sécurité et la confidentialité de leur données personnelles
  • Une réduction du volume d’annonces publicitaires et une amélioration au niveau qualitatif
  • Une navigation plus fluide et plus puissante.

Pour les éditeurs, ils leur promettent une solution juste et anti-fraude. Et enfin, les annonceurs auront la possibilité d’assurer le brand safety, d’améliorer leurs taux de clics et de conversions et d’obtenir des reportings plus complets et plus fiables.

https://brave.com/

A propos de Hugo SPIESS

Étudiant entrepreneur, en formation continue à l'université de droit de Strasbourg en Master 2 Commerce Électronique.

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