L’intelligence artificielle au service des espèces menacées (Partie 2)

Vers un meilleur suivi des animaux

A ce stade critique en matière d’environnement et de survie des espèces, certaines entreprises telle que Microsoft investissent pour tenter de sauver ces dernières. Plusieurs initiatives ont été développées en ce sens dont quelques exemples vous seront détaillés ici.

La recherche sur les ours polaires :

Les méthodes d’études traditionnelles de ces animaux sont particulièrement coûteuses et compliquées à mettre en place dues aux conditions climatiques extrêmes sur les banquises. Les drones se sont donc imposés afin d’élargir le champ des possibilités. Grâce à une caméra thermique, les ours sont facilement repérés par les drones sur la banquise. Les données comportementales, enregistrées en suivant leurs déplacements, permettent aux chercheurs de suivre les comportements de ces animaux afin de pouvoir mieux les étudier et évaluer les effets de l’impact du changement climatique sur leur espèce. On peut saluer l’initiative qui n’empêche toutefois pas la disparition de leur habitat naturel.

La reconnaissance faciale destinée à la protection des primates :

Tout comme des milliers d’espèces, les grands singes sont également menacés. Lors du colloque sur la sauvegarde des grands singes organisé au Sénat le lundi 22 octobre 2018, le ministre de l’Écologie a annoncé qu’une aide d’un million d’euros sera consacrée à la conservation des chimpanzés en Ouganda.

Dans cet optique de protection, diverses solutions sont déployées. Par exemple, une application permettant de reconnaître et de suivre l’évolution des singes lorsque ceux ci ont été pris en photo a vu le jour. À partir de milliers de clichés, des algorithmes ont été entraînés à les reconnaître individuellement. Cette approche moins invasive permet d’éviter une capture des animaux afin de les marquer en leur implantant des puces électroniques. Ainsi les acteurs sur le terrain peuvent prendre en photo l’animal et interroger la base de données. Ce système fiable à plus de 90% identifie immédiatement le primate.

La recherche sur les baleines :

L’entreprise Intel travaille sur une technologie de pointe permettant aux chercheurs d’analyser les conditions de vie et d’environnement des baleines en temps réel. Cette technologie d’apprentissage automatique est capable d’identifier chaque baleine et d’évaluer son état de santé grâce à des algorithmes. Les drones ont pour mission de collecter les résidus des souffles de baleines riches en données analysables. Il est ainsi possible d’étudier l’ADN, les hormones de grossesse, les virus ou les bactéries.

Plus récemment encore, Google a mis à contribution son IA pour analyser ces géantes des mers. A terme, ces enregistrements pourraient permettre de suivre leurs comportements mais aussi de détecter un état de stress notamment en cas de chasse. On pourrait alors envisager de transmettre ces données à l’association Sea Shepherd qui se chargerait d’intervenir. Autre objectif : la détection de leur position afin d’alerter les bateaux aux alentours pour éviter tout risque de collision. Des mesures intéressantes qui mériteraient d’être mises en place le plus rapidement possible.

Conclusion à travers du cas de l’agriculture :

Ces outils sont prometteurs mais doivent encore être améliorés. Pendant ce temps, la nature continue de se dégrader.

On espère que ces méthodes seront plus largement utilisées, chose que l’on peut espérer du fait notamment de leur banalisation du fait de leur utilisation dans le domaine de l’agriculture. Désormais certains éleveurs européens, peuvent suivre leur bétail à distance y compris dans les pays asiatiques. C’est le cas du projet STEPLA PLUS, financé par l’Union européenne dans le cadre du programme Horizon 2020. Grâce à un collier électronique les données de localisation et de santé sont transmises en temps réel sur une application smartphone.

Si le coût de ces équipements peut s’avérer dissuasif, il n’en demeure pas moins non négligeable pour le bien-être de nos espèces.

A propos de Camille VAUGARNY

Construite autour de valeurs sportives, déterminée et surtout passionnée par les NTIC, j'ai obtenu un Master 2 Droit de l'économie numérique après une spécialisation en Propriété intellectuelle. Le monde numérique, source intarissable de challenges d’envergure, est en mise à jour constante et je me passionne à identifier, comprendre et analyser ces nouveaux défis qu'ils soient techniques, juridiques ou sociétaux.

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