Le paiement sans contact va-t-il céder sa place au paiement par empreinte digitale ?

Face à l’apparition des nouveaux modes de paiement, comme le paiement par Smartphones (Apple Pay), qui se démocratisent de plus en plus, la mythique carte bancaire fait une nouvelle fois peau neuve en se dotant de critères biométriques.

Avec les nouvelles technologies, nous franchissons des caps inespérés il y a une cinquantaine d’années. La carte bancaire fut déjà une petite révolution lors de son apparition en 1967, puis ce fut les e-cartes bleus en 2002 et le paiement sans contact en 2004. La dernière petite nouveauté fut la carte bancaire dotée d’un cryptogramme dynamique. Mais la Société Générale va plus loin en proposant la première carte bancaire biométrique.

 

Cette nouvelle carte se dote d’une puce traditionnelle, à laquelle s’ajoute un capteur créé par la société française Idemia. Cette dernière était déjà à l’origine du cryptogramme dynamique.

 

Mais comment fonctionne cette puce innovante ? Cela est plutôt simple, on pose son doigt sur le capteur de la carte, ce qui permet d’autoriser le paiement, et l’approche du terminal. Plus besoin de code et le paiement sans contact pourra dépasser la limite des 30 euros. Par cette simple pose de l’empreinte sur le capteur, un algorithme de la société Idemia vient valider l’identité du possesseur de la carte. Le code à 4 chiffres n’est donc plus nécessaire. Cependant la carte en sera toujours dotée, ce qui n’empêche donc pas son propriétaire de l’utiliser si il le souhaite.

 

Il suffira donc au propriétaire, dés la réception de sa nouvelle carte, de la paramétrer en enregistrant son emprunte digitale, que l’algorithme de la puce associera donc à la carte. On franchi un cap supplémentaire en matière de sécurité, et cela semble rendre le code secret totalement obsolète.

 

Cette petite nouveauté sera testée sur le marché dans différentes banques début 2019. Le problème qui se pose est la détérioration de l’empreinte. Une simple brûlure ou entaille sur le doigt, peut rendre ce système totalement obsolète ou générer un certain nombre de bugs, on en reviendrait alors à la simple utilisation du code à 4 chiffres, qui finalement reste encore une valeur sûre.

A propos de Sandra RODRIGUES

Férue de nouvelles technologies, j'ai cumulé ce vif intérêt avec ma culture juridique en choisissant la voie du Droit de l'économie numérique pour mon Master 2. Dotée de connaissances en propriété intellectuelle et sensibilisée à la protection des données, j'ai pu élargir mon champs de compétences et me passionne aujourd'hui pour la cybersécurité.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.