La place stratégique du Chief Data Officer dans l’entreprise

Le patrimoine informationnel de l’entreprise est un actif stratégique. Considéré comme un métier du « Big Data », le Chief Data Officer (CDO) joue un rôle clé dans la gestion de ces données.

En outre, l’entrée en application du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) a permis de sensibiliser les collaborateurs à la protection des données. Le CDO et le Délégué à la Protection des Données ont été des figures déterminantes dans la procédure de conformité à ces règles.

Le rôle du Chief Data Officer (CDO) : Quelles sont ses missions ?

Le CDO est généralement issu d’une formation alliant management, des études en informatique ou mathématiques et statistiques.

Il a notamment pour mission de définir une stratégie pour l’entreprise en matière de gouvernance des données. Il a à sa disposition une base de données clients et prospects. Il doit définir quelles informations sont pertinentes pour l’entreprise. Par conséquent, il doit s’assurer de la qualité des données collectées.

En effet, les données sont valorisées en vue de prise de décisions stratégiques pour l’entreprise. Dans ce contexte, les logiciels d’intelligence économique sont de précieux outils. Les données exploitées peuvent provenir des témoins de connexion ou programmes de fidélité. Il peut s’agir de données personnelles et leur utilisation doit être conforme à la réglementation en vigueur. Généralement, le traitement des données a aussi pour finalité d’offrir des services personnalisés et pertinents correspondants aux besoins du client notamment grâce aux algorithmes prédictifs.

Quelle relation avec le Délégué à la Protection des Données ?

Bien que leurs missions soient différentes, leur implication dans le cadre de la gouvernance des données de l’entreprise reste leur point de ralliement. En effet, l’un a davantage un profil “business”, l’autre œuvre plutôt dans la conformité de l’entreprise à la réglementation.

Tous deux ont pour mission d’insuffler une culture de la donnée au sein de l’entreprise. Ce sont les premiers concernés par les défis en matière de protection et sécurité des données.  Ils incitent les collaborateurs à opter pour des pratiques plus respectueuses de la vie privée des clients et prospects.

Ces derniers doivent aussi s’interroger quant à la question du recueil du consentement, les modalités de traitement et comment organiser la restitution des données auprès des personnes concernées.

A terme, le travail effectué par le DPD et le CDO permet de créer un environnement privacy friendly au sein de l’entreprise qui se révélera être un véritable gage de confiance à l’égard de leurs clients.

 

A propos de Kahina OUAMRANE

Etudiante en Master 2 Droit de l'économie numérique à l'Université de Strasbourg Twitter : @KahinaOuam Wizbii - LinkedIn

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