La volonté du Gouvernement quant à l’ouverture des publications scientifiques

Qui dit innovation dit culte du savoir, recherche scientifique, partage et collaboration.

Tels sont les maîtres mots censés pousser le progrès, et mis en avant par le Président pour faire avancer la République.

Si ces dernières années, bon nombre d’initiatives ont été lancées dans ce sens, avec notamment la Loi pour une République numérique du 8 octobre 2016, le mouvement de la French Tech’ ou encore de nombreux investissements dans les infrastructures réseaux, il n’en demeure pas moins que certaines choses doivent encore être poussées vers l’avant.

C’est le cas de l’ouverture de la science.

Encore conçu autour d’un modèle économique, voir culturel, tournant autour du papier, celui-ci semble aujourd’hui être devenu obsolète ou du moins bien moins adéquat qu’il pouvait l’être il y a de cela 100 ou 200 ans.

La tendance actuelle étant au numérique, au partage et à la diffusion de masse grâce au web, le savoir scientifique mérite d’être remis à jour et se doit de réaffirmer son importance capitale trop souvent sous-estimée.

Il peut paraître absurde qu’à l’époque de progrès ou nous vivons les “fake news” soient accessibles de la manière la plus simple du Monde alors qu’à côté de cela, les ouvrages et études scientifiques qui peuvent avoir un impact positif sur chacun, se voient conservés de manière presque égoïste par des gens avides d’argent, qui se les sont lentement appropriés.

Un exemple simple et moderne parfois lui aussi trop sous-estimé existe, il s’agit de Wikipédia dont Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, rappelle l’importance mondiale lors de son discours du 4 juillet à l’Université de Lille. En effet il s’agit, du fait de sa 5 ème place dans les sites les plus consultés au Monde, de la première source encyclopédique consultée au travers du Globe.

Dans cette idée, le Gouvernement prévoit à terme, dans le cadre de son plan pour la science ouverte un taux de 100% de publications scientifiques françaises en libre accès, et cela en suivant 3 grands axes :

  • Rendre général l’ouverture des publications en imposant la diffusion ouverte des ouvrages et articles issus des recherches financées par appel à projets sur fonds publics ainsi qu’en créant un fonds spécialement dédié.
  • Structurer et ouvrir l’accès aux données de la recherche, puisqu’il est indispensable aujourd’hui de maîtriser les données dans le temps, afin de les conserver mais aussi de les faire circuler et donc d’en tirer un réel bénéfice.
  • Enfin, le dernier axe majeur de ce plan gouvernemental consiste à développer ces ambitions au niveau européen et international en se plaçeant comme un acteur précurseur de la science ouverte

Afin de mettre ceci en oeuvre et de faire de la science ouverte un outil au service du commun, le plan sera doté d’un budget de 5,4 millions pour la première année puis de 3,4 millions pour les années qui suivent.

Evolution et progrès à suivre au cours de ces prochaines années…

 

 

A propos de Benjamin JUSTER

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