Ces nouvelles tech susceptibles d’impacter l’économie collaborative

Nous vivons une période extrêmement faste en terme d’innovation technologique. Les avancées techniques toujours plus rapides et toujours plus disruptives rendent réelles des inventions, des technologies imaginées des années plus tôt par les auteurs de science- fiction. L’intelligence artificielle (IA), les robots, la réalité virtuelle et augmentée, ou encore la blockchain… Ces technologies sont présentées comme susceptibles de changer le monde. Les acteurs de l’économie collaborative sont concernés par ces innovations et se doivent de les prendre en considération dans leur stratégie de développement. Elles doivent les comprendre comme des opportunités avant qu’elles ne se muent en menaces.

Prenons l’exemple de la technologie « Blockchain » qui aurait le potentiel « d’ubériser Uber ». En effet, cette technologie pousse à son paroxysme l’objectif de désintermédiation porté par l’économie collaborative. D’aucuns évoquent même une « désintermédiation ultime ». Si bien que les plateformes de mise en relation à la AirBnB ou Uber, dernières intermédiaires entre l’offre et la demande, seraient menacées. Les utilisateurs pourront, en effet, effectuer les transactions en direct de pair à pair. Ce, sans commission (ou presque) et de manière sécurisée (c’est un des atouts majeurs de la Blockchain). Nul doute que des projets sont actuellement à l’oeuvre pour disrupter le marché collaboratif grâce à cette technologie. Les acteurs de cette économie ont intérêt à se méfier…

Certains acteurs du numérique comme Eric Cohen, fondateur et PDG de la société Keyrus, spécialisée dans le traitement des données numériques, ne voient pas la disparition des plateformes comme une fatalité. Il estime qu’il appartient à celles-ci de s’adapter afin qu’une cohabitation en bonne intelligence entre les deux systèmes puisse s’établir. Ainsi, intégrer une solution blockchain – et notamment pour les paiements – dans son offre collaborative pourrait s’avérer être une stratégie payante.

Autres exemples de technologies pouvant être intégrées aux offres des plateformes, la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Ces technologies, moins menaçantes que la Blockchain pour le marché collaboratif, présentent des opportunités en terme d’attractivité des offres préexistantes et d’amélioration de l’expérience-utilisateur. A titre d’illustration, AirBnB a dévoilé le 11 décembre dernier, des projets en cours relatifs à ces technologies. Ceux-ci laissent apparaître la possibilité, dans un futur proche, de visiter les logements en réalité virtuelle avant de réserver et, une fois dans le logement, de bénéficier d’une expérience optimisée grâce à la réalité augmentée.

Enfin, l’intelligence artificielle (IA), qui est certainement la technologie qui alimente aujourd’hui le plus de fantasmes, offre également aux plateformes des opportunités non négligeables. Les grandes applications web actuelles de l’IA sont les assistants personnels (Siri, Google Now, etc…) capables de traiter un grand nombre d’informations, et les bots, qui eux, ciblent un objectif précis et exécutent une mission spécifique grâce à des scénarios prédéfinis. Parmi ces derniers outils, les « chatbots » ou « agents conversationnels » sont de plus en plus utilisés par les plateformes. Ces intelligences artificielles toujours plus perfectionnées répondent aux interrogations des utilisateurs de manière automatique et constituent une aide à la navigation et à la compréhension des services. Elles peuvent même endosser le rôle de service après-vente. « Slack », l’application américaine de chat par équipe fut l’une des premières à intégrer avec succès un bot pour aider ses nouveaux utilisateurs à prendre leurs marques.

En France, on peut noter l’initiative de la start-up « SoUse » qui combine économie collaborative et intelligence artificielle en mettant en relation offre et demande au moyen d’un bot qui oriente l’utilisateur vers les services qu’il souhaite. La jeune pousse, qui vient de lever 7 millions d’euros, est actuellement en discussion avec BlaBlaCar qui souhaiterait injecter de l’intelligence artificielle dans son offre.

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