La reconnaissance faciale : un outil pour détecter les maladies génétiques rares

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La reconnaissance faciale est une technologie considérée très efficace en tant que garant de la sécurité, tout en étant critiquée pour les atteintes qu’elle est susceptible de porter à la vie privée et aux droits de la personne lors de la collecte des données personnelles. Toutefois, avec la numérisation de la santé, la reconnaissance faciale joue un rôle important dans le domaine médical, notamment dans la génétique.

La reconnaissance faciale et l’e-santé  

Selon l’avis 2/2012 du G29 (Groupe de travail « Article 29 » sur la protection des données) adopté le 22 mars 2012, la reconnaissance faciale est « le traitement automatique d’images numériques qui contiennent le visage de personnes à des fins d’identification, d’authentification/de vérification ou de catégorisation de ces personnes ». En effet, des algorithmes vont analyser les caractéristiques d’un visage afin d’identifier la personne.

Utilisée à des fins médicales, la reconnaissance faciale est une technologie qui a permis de répondre à une de majeures difficultés rencontrées par les généticiens, notamment le fait de détecter les maladies génétiques rares plus rapidement pour démarrer un traitement approprié. Cette nouvelle technologie va faire gagner du temps précieux et va pouvoir être utilisée à distance.

 

Un ordinateur et une photo numérique : des outils suffisants pour détecter les maladies génétiques graves 

Certaines pathologies rares peuvent être diagnostiquées par l’analyse des caractéristiques du visage de la personne. Les scientifiques considèrent que 30 à 40 % de 7000 maladies génétiques connues actuellement entrainent des modifications au niveau de la forme du visage et du crâne. Cela ne signifie pas que ces pathologies sont pour autant plus facilement détectables.

Pour cette raison, les chercheurs Christoffer Nellåker, Andrew Zisserman et leurs collègues de l’Université d’Oxford ont développé un logiciel de reconnaissance faciale capable d’analyser 36 caractéristiques du visage afin de déterminer plus facilement des syndromes tels que ceux de Down, d’Angelman, à l’aide d’une simple photo (Rapport publié le 24 juin 2014). Grâce aux techniques de machine learning et de vision par ordinateur et à une base de données de 1363 photographies correspondant à 8 syndromes génétiques malformatifs, 93% des résultats ont été exacts. Même le syndrome de Marfan, dont était atteint Abraham Lincoln, a été détecté par le logiciel suite à l’analyse d’une photo de l’ancien président des Etats-Unis.

De même, une équipe de chercheurs américains de l’Institut national de recherche sur le génome humain (NHGRI) a créé en septembre 2016 un Atlas des malformations humaines au sein de populations diverses consistant en des photos de traits physiques de personnes affectées par des maladies héréditaires différentes à travers le monde. Grâce à la reconnaissance faciale, même technique utilisée par Facebook pour identifier les personnes sur les photos, ils ont réussi à rendre accessible aux médecins et aux pays avec moins de ressources un outil qui facilite le diagnostic des maladies génétiques rares. Cet outil avait déjà été testé pour diagnostiquer la trisomie 21 et le syndrome de DiGeorge, et sera prochainement utilisé sur les syndromes de Williams et de Noonan. L’objectif des chercheurs est de développer cet outil afin de permettre aux médecins de détecter la maladie à partir d’une simple photo du patient prise avec un Smartphone.

La reconnaissance faciale pour lutter contre les maladies géné…

Pour lutter contre des maladies génétiques rares, des scientifiques ont peut-être une solution : la reconnaissance faciale. 👉Retrouvez la Fête de la science partout en France du 07 au 15 octobre : http://bit.ly/2cUz8Rx

Publié par Brut sur lundi 9 octobre 2017

 

Face à ces avancées techniques, il se pose la question de savoir si dans le futur la technologie de la reconnaissance faciale deviendra un outil médical comme les autres.

A propos de Larisa RUSU

Étudiante en Master 2 Droit de l’économie numérique au sein de l’Université de Strasbourg et titulaire d’un Master 2 Droit et politique de l’Union européenne au sein de l’Université de Strasbourg, je m’intéresse au domaine du numérique et particulièrement à la protection des données personnelles.

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