QWANT, UN BUSINESS MODÈLE ORIGINAL MADE IN FRANCE

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Le moteur de recherche made in France revendique une utilisation éthique des datas en refusant de pister ses internautes.

Qwant est créé en juin 2011 par Jean-Manuel Rozan et Éric Leandri. La version bêta est lancée en 2013 et une nouvelle version dotée d’un algorithme maison voit le jour en 2015.

Selon JM Rozan, l’objectif de Qwant n’est pas de « concurrencer Google » mais de proposer « une logique de recherche différente ».

Ainsi, à l’inverse de son géant concurrent américain, Qwant a développé son business model sur la protection des données des consommateurs et la protection de la vie privée. Les cookies ne sont pas installés sur le navigateur de l’internaute. L’historique des requêtes n’est pas non plus enregistré. Concrètement, il n’y a pas de marchandisation des datas récoltées lorsque l’utilisateur effectue une recherche…

Comment alors Qwant gagne-t-il de l’argent pour financer son expansion ? La confidentialité des données est-elle réellement garantie ?

Si Qwant ne vous trace pas lors de vos recherches, par ailleurs les datas transverses sont monétisées. C’est là qu’il se différencie d’autres moteurs de recherche. Qwant utilise uniquement les données fournies volontairement et publiquement par les internautes. Par exemple lorsqu’un internaute publie de son plein gré sur un réseau social, l’avis est ré-utilisé par Qwant pour le vendre à des clients qui ont besoin de ces données.  De cette manière une marque peut se rapprocher de clients, une ville voire une région peuvent utiliser ces données pour constituer un ensemble d’informations pertinentes, récoltées de manière « transverse, globale, sociale et complète ».

De plus, Qwant a établi des partenariats afin d’offrir des services d’achats (objets, voyages) avec des firmes telles que Tripadvisor qui permettent de générer des revenus.

Ainsi le business modèle axé conjointement sur le B to B et le B to C offre de belles perspectives de croissance au moteur de recherche qui a déjà un chiffre d’affaire en millions d’euros.

A propos de Coralie ACHARD- TORTUL

Etudiante en M2 droit du numérique après un M1 en droit international.

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