Comment la généralisation du livre numérique va-t-elle impacter le monde de l’édition ?

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L’introduction et la généralisation des aspects numériques dans notre société s’appliquent aussi de manière large au monde du livre. J’ai fait référence aux sites internet, aux liseuses.
En effet, il y a une forte expansion du livre numérique grâce aux liseuses électroniques, qui ont fait d’énormes progrès et offrent désormais un vrai confort de lecture. C’est un appareil léger et sans rétro éclairage possédant une autonomie d’environ plusieurs semaines avec une capacité de stockage doublée. Il prend moins de place tant à la maison que dans les transports en commun, donc tout l’intérêt du livre numérique réside dans la qualité première de son support, c’est-à-dire un fichier léger, adaptable, peu couteux et multipliable sans limites physiques.

– Quel avenir pour la librairie à l’heure du numérique ?

Les librairies ne disparaitront pas si elles savent s’adapter. On peut comprendre qu’avec le développement du livre numérique, le libraire est l’acteur le plus menacé. Alors, la librairie devrait trouver sa place dans une nouvelle économie du livre, à condition de s’ouvrir aux nouvelles pratiques. Les librairies seront peut-être moins nombreuses, mais elles devront être assez vastes. Selon le Syndicat de la Librairie Française « il y a aujourd’hui quelques 200 enseignes indépendantes ou proches de la librairie indépendante ayant une offre numérique dans leur catalogue. C’est une liste qui regroupe la plupart des librairies impliquées dans la revente de livre au format numérique ».
Pour une librairie indépendante, l’extension du numérique sur internet doit surmonter certaines difficultés, d’une part le coût élevé d’un tel investissement, non seulement à l’ouverture mais aussi pendant l’activité c’est-à-dire qu’il faut faire attention aux bases de données, aux structures logistiques, et aussi aux systèmes sécurisés de paiement, et d’autre part, c’est la captation d’un public de clients au-delà des seuls habitués de la librairie.

– Une résolution mettant en évidence une nécessité de transformation du métier du livre

Aujourd’hui, le refus ou l’ignorance du livre numérique n’est plus d’actualité ; il faut se préparer à son développement, notamment en formant le personnel concerné.
Le libraire exerce un rôle fondamental d’accueil et aussi de conseil. La clientèle, souvent exigeante, attend de lui une bonne connaissance en culture générale, qu’il se tienne au courant de l’actualité littéraire, et il doit guider les lecteurs. Mais avec l’arrivée massive des nouveaux outils de lecture électronique, le libraire a désormais tout intérêt à exister sur le web et à permettre au client habituel de son magasin qui est aussi un internaute à commander ses livres depuis chez lui en toute fiabilité, qu’ils soient en format papier ou numérique. De ce fait, le libraire est aussi obligé de s’adapter aux nouvelles innovations, il doit savoir comment manipuler ces différentes liseuses et tablettes pour pouvoir conseiller et guider ses clients.
Enfin, quant au monde de l’édition, je ne crois pas que celui-ci pourra disparaître. Dans sa substance même et ses caractéristiques propres, le métier d’éditeur consiste à mettre en forme des ouvrages et souvent à les amener, à découvrir des auteurs et à les rémunérer. Il n’y a aucune raison pour que cette fonction-là disparaisse. On en aura toujours besoin, y compris sur le net.
En France, c’est l’éditeur et lui seul qui fixe le prix de vente, un dispositif que l’on doit à la loi sur le prix unique du livre. Les éditeurs établissent le prix de vente de leurs livres numériques de la même manière que pour leurs versions papiers, en se basant sur les coûts de production. Il apparaît certain à plus ou moins court terme qu’on ne pourra pas maintenir le prix du livre numérique à un niveau élevé, d’autant que certains éditeurs auront à faire face à la concurrence de confrères passés au tout numérique.

A propos de Alpha-Omar DIALLO

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1 réponse

  1. Adrien dit :

    Article d’une impressionnante vacuité, ignorant l’état du marché ces cinq dernières années (non moins). Comment parler d’une généralisation à l’ensemble d’un secteur d’un pan qui stage à 5 % et n’est pas appelé à évoluer ?

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