Les robots chirurgiens : une révolution dans le monde de la médecine ?

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Ces dernières années, de nombreux robots destinés à aider les chirurgiens apparaissent mais ce genre de technologies existe déjà depuis une quinzaine d’années. En effet, le robot Da Vinci, conçu par l’entreprise Intuitive Surgical en 2003 fut le premier robot chirurgical (conçu pour la chirurgie abdominale). Il est aujourd’hui encore l’assistant robotisé le plus répandu dans les hôpitaux malgré son prix de 2 millions d’euros et son poids d’environ 600kg.

Robot DaVinci (Source : Provence Urologie)

Nous pouvons distinguer deux types de robots : ceux qui sont destinés à assister le chirurgien et ceux qui ambitionnent de remplacer le médecin. La plupart des robots existants sont des robots assistants comme ROSA Brain (neurochirurgie) qui positionne des guides permettant aux chirurgiens de réaliser leur opération plus facilement ou CyberKnife qui est optimisé pour faciliter le traitement de tumeurs. La grande tendance est de concevoir des robots innovants visant à remplacer complètement le chirurgien ou à l’assister dans la réalisation d’opérations qui étaient auparavant impossibles.

 

La grande nouveauté de cette année est la création du robot Versius, le plus petit robot chirurgien assistant jamais conçu : en effet, son ergonomie lui permet de réaliser des incisions de très petites tailles et des opérations beaucoup plus rapidement qu’un chirurgien sans assistance. En ce qui concerne les robots chirurgiens autonomes, nous en sommes encore au stade de la recherche puisqu’il n’existe encore aucun robot ayant opérer un humain de manière indépendante. Néanmoins, des tests fructueux ont été réalisés sur des animaux puisque le robot STAR (Smart Tissue Autonomous Robot) a récemment réalisé des points de sutures entre deux parties d’un tube intestinal de porc avec quasiment aucune intervention humaine.

Mais faut-il avoir peur de la chirurgie robotique ? Ces robots ont-ils vraiment la même dextérité qu’un humain ? Ces robots sont-ils sur-utilisés à des fins économiques ou apportent-ils une réelle valeur ajoutée, qui justifierait leurs prix ?  Nous seront fixés sur ces sujets très prochainement.

A propos de Laura WODLING

Étudiante en Master 2 Droit de l'économique numérique

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