Un moine robotisé pour vos funérailles ? Voilà « Pepper Monk » !

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Tel Jarod dans la série « Le caméléon », le petit robot « Pepper » de SoftBank n’en finit plus d’étonner. Dernier épisode en date, celui-ci se fait moine bouddhiste.

Genèse du projet Pepper :

SoftBank a lancé Pepper il y a deux ans, en collaboration avec la société française Aldebaran SAS et Foxconn. Ce sont près de 10 000 unités qui ont été vendues à ce jour. Pepper est programmé pour comprendre les émotions humaines traitées via des caméras et des capteurs embarqués. Il peut, à partir de là, répondre avec ses propres « émotions » à travers la posture du corps, le ton de la voix, et les changements de couleur affichés sur l’écran attaché à son torse.

Qui est derrière cette initiative ?

C’est l’entreprise japonaise Nissei Eco, proposant une offre de funérailles « low-cost », qui ainsi a programmé Pepper pour chanter des sutras. Originairement spécialisée dans les produits plastiques, cela fait 17 ans que l’entreprise a pris le parti de s’occuper du secteur funéraire.

Pour quel coût ?

Le prix à l’unité du robot s’élève à 198 000 yens (près de 1536 €) auquel s’ajoute un des frais mensuels au tarif de 24 600 yen (soit près de 190€).

En ce qui concerne les prestations funéraires de Pepper, comptez dans les 50 000 yens (environ 388€) par office, un chiffre bien plus compétitif en moyenne que pour un homme de foi en chair et en os.

Génération « Pepper » ?

S’il n’est pas sûr que le marché réponde de façon favorable à cette offre, les Japonais sont connus pour leur rapport favorable à la robotique dans de nombreux domaines (santé, droit, tourisme, services en tout genre, etc.). Ainsi les plus technophiles ou les plus fragiles économiquement pourraient se laisser séduire par cette proposition.

De là à voir la pratique s’étendre hors de l’archipel nippon, de nombreuses barrières psychologiques, culturelles ainsi que les résistances des organisations religieuses risquent de freiner cette expansion…

A propos de Sélim-Alexandre ARRAD

Étudiant au sein du Master 2 – Droit de l’économie numérique, je suis juriste et politiste de formation. Mes centres d’intérêt recouvrent naturellement les domaines du numérique et des nouvelles technologies et en particulier les champs propres à la robotique, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la cryptologie dont les effets sur nos sociétés poussent à un constant renouvellement des rapports sociaux, juridiques, économiques et environnementaux chez les individus.

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